Des hommes armés ont fait exploser et mis le feu à un oléoduc de gaz naturel dans la péninsule du Sinaï mardi matin. C’est le dernier incident en date d’une longue série d’attaques – une dizaine ont déjà eu lieu – visant les principaux oléoducs du pays.

Pour le moment aucun groupe n’a revendiqué la responsabilité de cette attaque, survenue près de la ville d’El-Arish dans le nord du Sinaï.

Les responsables sécuritaires égyptiens indiquent que toutes les routes qui mènent à cette région ont été fermées après l’explosion, qui a eu lieu tôt mardi matin.

L’agence de presse égyptienne MENA a annoncé que la compagnie nationale de gaz a arrêté le flux de gaz.

Depuis que l’ancien président égyptien Hosni Moubarak a été évincé du pouvoir en 2011, les pipelines ont été régulièrement attaqués. Ils ont été arrêtés plus d’une vingtaine de fois par les djihadistes, entraînant l’arrêt des livraisons de gaz en Israël et en Jordanie.

Cette situation a obligé la Jordanie et Israël à trouver une solution alternative pour se fournir en gaz.

Dans le passé, lorsqu’une attaque survenait, Ansar Bayt al Maqdis, un groupe terroriste djihadiste qui serait associé avec l’Etat islamique, revendiquait la responsabilité de ces attaques. Ils affirmaient souvent que ces attaques étaient menées pour se venger des injustices dont ils étaient victimes.

L’attaque précédente sur l’oléoduc d’el-Arish avait eu lieu à la mi-octobre. Elle avait été menée à peu près au même moment où une explosion au Caire avait tué 12 personnes. L’explosion, elle même, s’était produite quelques heures après qu’une cour égyptienne ait condamné sept terroristes à mort – seul un d’entre eux était présent au procès – pour avoir tué 25 soldats l’année dernière.

L’Egypte lutte contre les terroristes dans la péninsule du Sinaï depuis que l’ancien président Mohammed Morsi a été renversé par un coup d’Etat militaire en juillet 2013. La violence s’est propagée au Caire qui a connu une série d’attentats-suicides, d’assassinats et d’attentats.