Le groupe d’imams a également rencontré des représentants du CRIF, une association qui fédère les différentes tendances sociales, politiques et religieuses de la communauté juive de France.

L’imam de Leeds, Qari Mohammed Asim, a confié, lors d’un discours à la Grande Mosquée de Paris, que les extrémistes qui avaient tué plus de 50 personnes dans les attentats de Londres en 2005 étaient originaires de Leeds, rapporte le Huffington Post.

S’adressant à Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, Asim a évoqué à quel point « il est difficile dans ces périodes douloureuses de garder les communautés soudées ». Boubakeur, ancien président du Conseil français du culte musulman de 2003 à 2008, avait désigné les musulmans extrémistes comme « l’ennemi commun ».

En Grande-Bretagne, un sentiment anti-Israélien et un certain antisémitisme s’était développé pendant l’opération Bordure Protectrice de cet été. Mais dans un même élan, la Baronne Rabbi Julia Neuberger, avait raconté que les voisins musulmans de sa synagogue dans le « Petit Liban » venaient souvent leur rendre visite, pour voir comment la congrégation se portait en pleine tempête médiatique.

« Les musulmans sont inquiets de la radicalisation de leur jeunesse. Beaucoup d’imams s’élèvent contre l’antisémitisme. Il y a un nombre grandissant de jeunes professionnels musulmans qui souhaitent s’engager dans la collaboration inter-religieuse », expliquait-t-elle.

« Plus nous faisons de choses avec les communautés musulmanes, mieux c’est. »