Des milliers de manifestants se sont réunis jeudi pour marcher jusqu’à la zone E1 controversée, reliant Jérusalem à Maale Adumim à l’est. Les individus voulaient exprimer leur opposition aux pourparlers de paix en cours entre Israël et les Palestiniens.

Un dépliant distribué aux manifestants exigeait du gouvernement qu’il « résiste aux pressions internationales » et établisse la souveraineté israélienne en Cisjordanie en construisant davantage d’implantations.

« En tant que grande et puissante nation qui soutient des principes fondamentaux et des droits de construire et de s’installer sur leur terre natale, nous nous soumettrons à aucun ordre – ni des États-Unis, ni de l’Union européenne, » pouvait-on lire sur un dépliant distribué avant la marche.

Le ministre du Logement et de la construction, Uri Ariel, qui a participé à la manifestation, a établi qu’Israël continuerait ses plans de construction dans la zone E1 et a insisté sur le fait qu’aucun accord de paix ne l’empêcherait de continuer les plans.

« Aucune autorité ne peut exiger au peuple juif de rendre des zones de terre d’Israël, » a déclaré M. Ariel. « Aucune condition nous engage ou n’est même valide. Il n’y aura qu’un seul pays entre la Jordanie et la mer, l’État d’Israël, » a-t-il ajouté.

En novembre, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ordonné l’arrêt de plans – décidés par le ministère du Logement – de construction de 20 000 nouveaux logements au sein des implantations. Un nombre sans précédent qui incluait 1200 domiciles dans la zone E1.

M. Netanyahu a déclaré que la construction de nouvelles unités au-delà de la Ligne Verte était une « étape dépourvue de sens » qui créerait une tension inutile avec la communauté internationale.

Selon les statistiques du ministère du Logement publiées en novembre dernier, 7 % des nouveaux sites de construction israéliens de cette année étaient situés en Cisjordanie et le nombre de projets de bâtiments au-delà de la Ligne Verte a augmenté de presque 130 % comparé à 2012.