Les troupes israéliennes ont arrêté cinq membres du Hamas pendant des opérations en Cisjordanie dans la nuit de dimanche à lundi, un jour après que les responsables ont promis de réprimer le terrorisme suite à un attentat mortel à Jérusalem.

Trois membres du Hamas ont été arrêtés à Jénine, et deux autres dans le camp de réfugiés d’al-Aroub, au sud de Jérusalem, a annoncé l’armée israélienne dans un communiqué.

Dimanche, un habitant de Jérusalem Est a foncé avec son camion sur un groupe de soldats sur la promenade d’Armon Hanatziv, qui surplombe la capitale. Trois cadets et un officier ont été tués, et seize autres soldats ont été blessés.

Le conducteur, nommé par les médias comme Fadi al-Qunbar, 28 ans, a été abattu sur place alors qu’il tentait de renverser plus de soldats.

Aucun groupe n’a revendiqué l’attentat, mais le Hamas a rapidement salué l’action, affirmant qu’elle était « héroïque » et appelant à d’autres attaques de ce genre.

Scène d’un attentat au camion bélier à Jérusalem, le 8 janvier 2017. (Crédit: Luke Tress/Times of Israël)

Scène d’un attentat au camion bélier à Jérusalem, le 8 janvier 2017. (Crédit: Luke Tress/Times of Israël)

Les médias palestiniens ont annoncé que Qunbar était affilié au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un groupe terroriste laïc, mais la famille de Qunbar a souligné qu’il n’était pas « religieux », et les renseignements israéliens pensent qu’il soutenait le groupe terroriste Etat islamique.

Après l’attaque, le cabinet de sécurité a ordonné aux services de sécurité d’arrêter et d’enquêter sur quiconque saluerait ou célébrerait l’attaque, après des distributions de bonbons aux passants par certains habitants de Jérusalem Est après la première attaque de 2017.

Les ministres ont également autorisé les agences de sécurité à placer quiconque exprimant son soutien à l’Etat islamique, comme l’aurait fait Qunbar, en détention administrative, une mesure contreterroriste controversée qui permet une détention indéfinie des suspects de terrorisme sans procès.

L’armée n’a pas précisé de quoi sont soupçonnés les cinq membres du Hamas, ni s’ils étaient liés à l’attaque ou l’avaient saluée d’une manière ou d’une autre. Leurs identités n’ont pas été rendues publiques.

Arme artisanale saisie par l'armée israélienne en Cisjordanie. Photographie distribuée le 9 janvier 2017. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)

Arme artisanale saisie par l’armée israélienne en Cisjordanie. Photographie distribuée le 9 janvier 2017. (Crédit : unité des porte-paroles de l’armée israélienne)

Les troupes qui ont opéré dans la nuit ont également arrêté six suspects recherchés pour des attaques terroristes moins importantes. Dans le village de Beit Fajar, au sud de Jérusalem, une arme artisanale a été saisie, a annoncé l’armée.

Les forces de sécurité ont également pris un certain nombre de mesures préventives ou punitives après l’attaque, notamment en encerclant le quartier de Qunbar, Jabel Mukaber, d’où étaient originaires de nombreux terroristes l’année dernière, et ont mené des contrôles de sécurité sur quiconque sortait du quartier pour aller vers d’autres parties de Jérusalem.

Neuf personnes ont été arrêtées juste après l’attaque, dont cinq membres de la famille du terroriste. La police a mené de multiples opérations dans Jabel Mukaber dans l’après-midi et la soirée de dimanche.