L’armée israélienne a déjoué un complot mis au point par des membres du Hamas, qui prétendaient être des « femmes séduisantes » ou des vétérans de l’armée pour soutirer aux soldats des informations militaires secrètes, a indiqué un responsable du renseignement.

Les services du renseignement de l’armée n’ont pas révélé le nombre de soldats qui ont été pris au piège, mais ont indiqué qu’il y en avait « plusieurs dizaines ».

« Il y a, évidemment, une menace potentielle sérieuse qui plane sur la sécurité intérieure, mais les torts causés sont en réalité, minimes », a affirmé le responsable.

Le complot est considéré comme déjoué, selon le responsable, et les soldats ne risquent plus de tomber dans le piège.

« Tout ceux qui ont été concernés ne le sont plus. Et si cela se reproduit, nous sévirons », dit-il.

Cependant, l’officier souligne : « nous ne savons pas tout ».

La personne la plus haut-gradée à avoir été piégée est un Major, les autres étaient des jeunes recrues de l’armée.

Les complotistes du Hamas avaient créé de faux profils sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, en utilisant des photos volées de jeunes filles séduisantes, israéliennes ou européennes, ou encore, de photos de soldats israéliens.

Via ces profils, il ont pris contact avec des soldats israéliens et ont entamé la conversation. Ils envoyaient des photos, dont certaines osées, selon les responsables.

Ils finissaient par demander aux soldats de télécharger un programme logiciel pour pouvoir continuer à échanger. Ils prétextaient ne pas pouvoir télécharger WhatsApp, ni aucune des applications de messagerie classiques.

Les applications, appelées YeeCall Pro ou Wowo messenger étaient en fait des « chevaux de Troie » (logiciel malveillant) qui permettaient aux membres du Hamas de contrôler les téléphones des soldats à distance.

Ils pouvaient alors accéder aux contacts, aux fichiers, aux données GPS, mais aussi prendre des photos, intercepter des messages et installer d’autres applications sur leur appareil.