Plusieurs milliers de jeunes juifs venus d’Israël et d’autres pays ont défilé lundi en hommage aux victimes de l’Holocauste sur le site de l’ancien camp de la mort nazi d’Auschwitz-Birkenau, a constaté un photographe de l’AFP.

Cette 23e Marche des Vivants annuelle a été dédiée cette année au martyre des juifs de Hongrie, massivement exterminés il y a 70 ans dans cette « usine de la mort », et à la mémoire du diplomate suédois Raoul Wallenberg qui avait sauvé la vie à des milliers de juifs hongrois.

Comme les autres années, les marcheurs ont franchi au son du schofar, instrument à vent utilisé par les juifs dans leur rituel, le portail avec l’inscription tristement célèbre « Arbeit macht frei » (Le travail rend libre) de ce camp symbole de l’Holocauste, installé par l’Allemagne nazie dans le sud de la Pologne en 1940.

Ils ont ensuite parcouru à pied la route entre Auschwitz, la partie la plus ancienne du camp, et Birkenau, le principal lieu d’extermination des juifs distant de trois kilomètres, pour une cérémonie du souvenir devant un mémorial international.

Les jeunes étaient accompagnés notamment par l’ancien grand rabbin ashkénaze d’Israël, Meir Lau, et le président de la Cour suprême d’Israël, Asher Grunis, ainsi que par des survivants de la Shoah.

Quelque 430.000 juifs de Hongrie ont été déportés en 1944 à Auschwitz-Birkenau par les nazis, selon les données du musée du camp. Environ 330 000 d’entre eux périrent dans les chambres à gaz.

Entre 1940 et le début de 1945, l’Allemagne nazie avait exterminé à Auschwitz-Birkenau environ 1,1 million de personnes, dont un million de juifs de différents pays européens. Ce camp a été libéré par l’Armée Rouge en janvier 1945.