Le père de Sherki, le rabbin Uri Sherki, a salué son fils pour avoir sauvé la vie de la femme qui se tenait à côté de lui au moment de l’incident, Shira Klein, qui est en ce moment toujours à l’hôpital dans un état critique.

Sherki a déclaré que son fils, décédé à le jour de Yom HaShoah, a été fortement touché par les commémorations annuelles.

« Je sais combien le de Yom HaShoah compte pour toi, » a-t-il dit, s’adressant à son fils décédé. « Ce n’est pas pour rien qu’il s’agit de la date à laquelle tu nous quittes. Après 2 000 années, nous sommes retournés ici, pour ne pas être assassiné ni être enterré, mais afin de s’épanouir. Nous avions espéré que tu ferais partie de la génération qui fleurit ».

Shalom a effectué son service militaire dans la marine, et son père a dit qu’il avait des réserves sur le rôle religieux, car il lui fallait se rendre à l’extérieur des frontières d’Israël, mais il avait finalement décidé que la nécessité de protéger le peuple israélien avait éclipsé ses préoccupations.

Yair, frère de Sherki, un journaliste de la Deuxième chaîne, a dit qu’il était convaincu que son frère avait été tué dans une attaque terroriste.

« Tout ce que nous disons aujourd’hui sera un cliché, mais c’est fou combien de clichés sont vrais, » a-t-il déclaré. Yair Sherki a remercié son frère pour s’être accroché pendant quelques heures, de sorte que la famille avait pu lui dire au revoir à l’hôpital.

«J’ai vu les photos de l’attaque », a-t-il poursuivi. « Je n’ai aucun doute que ce n’est pas un accident et aucun acte d’accusation va changer cela. »

« Nous allons accepter le [divin] décret, tout comme Shalom nous l’aurait dit, et comment il aurait accepté lui-même, » a-t-il conclu.