Des ministres israéliens ont dit jeudi douter d’une libération d’un nouveau groupe de détenus palestiniens si l’Autorité palestinienne refuse une prolongation des négociations de paix au-delà de l’échéance de fin avril.

Lorsque les négociations de paix ont repris en juillet 2013 après quasiment trois ans d’interruption, Israël s’est engagé à libérer 104 prisonniers palestiniens en quatre temps.

Jusqu’à présent, 78 d’entre eux ont été libérés en trois phases, et les Palestiniens demandent que le dernier contingent – dont la libération est prévue le 29 mars – inclut également des Arabes israéliens.

« Tant que nous ne savons pas ce qu’il se passe – si les négociations vont se poursuivre -, ce sera difficile pour Israël d’approuver une décision aussi dramatique que la libération d’Arabes israéliens », a indiqué le ministre des Sciences Yaakov Peri, cité par un conseiller.

« Israël devra s’assurer que les pourparlers continuent pour approuver la quatrième » phase.

Interrogé par la chaîne parlementaire israélienne, le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman a indiqué pour sa part qu’il n’y avait « aucune chance (de libérer des détenus), s’il n’est pas clair que les négociations continuent jusqu’à la fin de l’année ».

« S’il n’y a aucun changement de ton et d’attitude (de la part de la direction palestinienne, NDLR), il n’y a aucune raison de les libérer », a-t-il ajouté.

Le président américain Barack Obama doit recevoir lundi à la Maison Blanche le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas après des entretiens similaires la semaine dernière avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

« Nous espérons que, d’ici la fin de la semaine prochaine, on nous dira que nous avons progressé de négociations indirectes, via les Américains, à des pourparlers directs », a indiqué M. Liberman.

M. Abbas exige de son côté un gel des constructions et la libération de prisonniers supplémentaires pour envisager une prolongation des négociations avec Israël au-delà de l’échéance de fin avril.