L’Observatoire syrien pour les Droits de l’Homme basé au Royaume-Uni a déclaré mercredi que trois roquettes israéliennes avaient frappé des positions de l’armée syrienne près de Damas, selon Reuters.

Une source militaire pro-gouvernement syrien a nié l’information, a ajouté Reuters.

La télévision al-Manar du Hezbollah a également nié l’information.

Il n’y a pas eu d’information sur d’éventuelles victimes.

L’attaque aurait consisté en trois tirs de missiles qui ont fait exploser un bâtiment de l’armée, avec des témoins qui ont assisté à des explosions secondaires, indiquant habituellement que des explosifs conservés sur le site ont explosé à cause de l’attaque.

Israël a ouvertement déclaré qu’il ciblait des cargaisons d’armes, tout particulièrement des armes « pouvant changer la donne », de l’Iran et du régime d’Assad vers le groupe terroriste du Hezbollah au Liban.

Le Hezbollah, qui combat aux côtés de l’Iran et du régime d’Assad dans la guerre civile qui dure depuis plus de cinq ans en Syrie, dispose de plusieurs centaines de milliers de roquettes conservées dans des villages du sud du pays qui ont pour objectif final d’être tirées sur des villes israéliennes en cas de guerre.

Fin décembre, le terroriste proche de Hezbollah Sami Kuntar a été tué dans une explosion de sa maison à Damas qui a été attribuée à Israël. La mort de Kuntar a été suivie quelques heures plus tard par des frappes de roquettes du Liban sur la ville israélienne du nord, Nahariya.

Quelques jours après l’assassinat de Kuntar, des avions israéliens ont frappé des cibles du Hezbollah dans la région de Qalamoun en Syrie au cours d’une série d’au moins sept frappes aériennes, ont annoncé plusieurs agences de presse syriennes à l’époque. L’armée israélienne avait refusé de commenter sur ces possibles frappes aériennes.

En novembre, Israël aurait mené jusqu’à quatre frappes aériennes sur le régime syrien et les positions du Hezbollah dans la zone des montagnes de Qalamoun, ciblant ce que des officiels ont indiqué considérer être des convois d’armes.

Hassan Nasrallah, le chef du hezbollah, a déclaré mardi que même si le groupe ne cherchait pas la guerre avec Israël, il pourrait vaincre l’Etat juif dans un conflit futur en ciblant les réservoirs de stockage d’ammoniac à Haïfa, causant ainsi de nombreuses victimes.