Vingt-sept oliviers du village palestinien de Burin, au sud de Naplouse, ont été arrachés par des Israéliens d’une implantation voisine, dans ce qui semble être un crime de haine, ont indiqué des Palestiniens.

C’est la deuxième fois en une semaine que survient un tel incident dans la zone de Naplouse, 43 oliviers ayant été déjà arrachés par des habitants d’implantation vendredi dernier, a expliqué un résident de Burin, sous couvert d’anonymat.

Des photos montrent des graffitis peints à la bombe sur un certain nombre d’arbres avec le mot hébreu « administratif », en référence à la recrudescence de décrets administratifs du ministère de la Défense à l’encontre de plusieurs dizaines de jeunes d’extrême-droite ces derniers mois.

Le ministère de la Défense, sur les conseils du service de sécurité du Shin Bet et de la police israélienne, a signé 30 nouveaux décrets administratifs le mois dernier.

L'un des oliviers du village palestinien de Burin qui a été arraché par des habitants d'implantation le 13 septembre 2017. Sur le tronc, le mot "administratif" écrit en hébreu en référence aux ordonnances administratives émises contre les jeunes des collines. (Autorisation)

L’un des oliviers du village palestinien de Burin qui a été arraché par des habitants d’implantation le 13 septembre 2017. Sur le tronc, le mot « administratif » écrit en hébreu en référence aux ordonnances administratives émises contre les jeunes des collines. (Autorisation)

Ces interdictions de pénétrer en Cisjordanie, de contacter des individus, ou des assignations à domicile pendant la nuit sont des alternatives à la détention. Le Shin Bet affirme que ces décrets ont substantiellement aidé à diminuer le nombre des crimes de haine, notamment des attaques dites « prix à payer » – les crimes menés en représailles aux politiques israéliennes considérées comme défavorables aux partisans radicaux du mouvement des implantations.

Les décrets administratifs contre des Israéliens ont majoritairement visé les militants d’un groupe appelé les « Jeunes des Collines » – des jeunes qui emménagent dans des avant-postes, résistent aux tentatives des militaires de les évacuer et qui sont connus pour commettre des attaques de haine ou « prix à payer ».

Les jeunes visés affirment que leurs droits sont piétinés, dans la mesure où ils n’ont pas été soumis à des procédures normales.

Quatre des jeunes militants d’extrême-droite arrêtés le mois dernier pour avoir violé délibérément leurs ordonnances administratives appellent les autres à faire la même chose, risquant ainsi des peines de prison.