Un tribunal israélien a pour la première fois décidé de verser des indemnités à des Palestiniens dont des terres ont été saisies pour la construction d’une implantation illégale en Cisjordanie, a indiqué mardi Yesh Din, une ONG israélienne.

Le tribunal a décidé d’indemniser six Palestiniens sur les terres desquels des résidents juifs se sont installés dans l’implantation d’Amona dans le nord de la Cisjordanie en leur versant un total de 300 000 shekels.

Cette somme a été fixée pour compenser le fait que ces cultivateurs « n’ont pas pu avoir accès à ces terres et la possibilité de les cultiver », a ajouté l’ONG en citant les attendus du tribunal, dont l’AFP s’est procuré une copie.

« Si d’ici 2015, les constructions érigées sur les terres des plaignants ne sont pas totalement évacuées, l’Etat versera une nouvelle indemnité de 48 000 shekels », a ajouté le tribunal.

Par ailleurs, le tribunal a souligné que « depuis 2005, des organismes gouvernementaux ont transféré des fonds pour financer des infrastructures sur le site » bien que l’implantation soit illégale. « La plupart des constructions illégales n’ont pas été évacuées à ce jour », a constaté le tribunal.

« Désormais ce qui est nécessaire c’est une évacuation, et nous allons continuer à nous battre jusqu’à ce que cela se produise », ont indiqué les avocats de Yesh Din dans un communiqué.

Les autorités israéliennes jugent illégales les implantations construites sans le feu vert gouvernemental.

La communauté internationale, elle, considère comme illégales toutes les implantations érigées en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, qu’elles aient été autorisées ou non par le gouvernement israélien.