Selon une annonce faite lundi par le service de sécurité du Shin Bet, un membre du Hamas libéré lors de l’échange de 2011 contre Gilad Shalit a été arrêté pour avoir abattu Baruch Mizrahi près de Hébron la veille de la Pâque.

Cette déclaration a été faite après que la consigne d’embargo ait été levée.

Le cabinet a ordonné la démolition de la maison du suspect, en attendant l’approbation de la Haute Cour de justice, a déclaré lundi un agent diplomatique. Son fils a également été arrêté, et les deux ont été inculpés lundi.

Ziad Awad et son fils Izz Eddin Hassan Ziad Awad ont été arrêtés le 7 mai par une unité d’élite antiterroriste de la police israélienne, en collaboration avec le service de sécurité du Shin Bet pour le meurtre du père de cinq enfants.

Awad senior est accusé d’avoir tiré, tandis que son fils l’aurait aidé à la planification et à la coordination de l’évasion.

Le jeune Awad, 18 ans, a remis la Kalachnikov utilisée pour tuer Mizrahi lors de l’interrogatoire, et a fourni des informations mettant en cause son père dans la fusillade, selon la déclaration du Shin Bet.

Les deux habitent le village palestinien d’Idhna. Au cours de l’enquête, les villageois ont avoué que l’aîné Ziad Awad avait acheté la moto et la kalachnikov et exploré les environs, une semaine avant l’attaque. Il aurait agi étrangement immédiatement avant et après le meurtre.

La fusillade avait un motif religieux, a déclaré le Shin Bet, le père ayant expliqué à son fils que « selon l’Islam, celui qui tue un Juif va au ciel ».

Awad, qui a passé 12 ans dans une prison israélienne pour l’assassinat de collaborateurs palestiniens avec Israël, a été libéré en 2011 dans le cadre de l’échange de prisonniers contre Shalit avant la fin de sa peine.

L’officier de police Mizrahi a été tué alors qu’il allait à Hébron pour célébrer Pessah avec la famille de sa femme. Sa femme enceinte, Hadas, a été légèrement blessée dans l’attaque.

Hadas Mizrahi a raconté au site Ynet que, pendant le trajet, son mari avait vu le terroriste et s’était écrié : « Ils tirent, ils tirent, il y a un terroriste ». Après que son mari ait été touché, elle a pris le volant, s’est enfuie du lieu des tirs, et a alerté les autorités.

« J’ai recouvert mon sang avec un chiffon », a déclaré Hadas, qui a reçu deux balles et a eu une côte cassée.

« J’ai vu que Baruch était mort. Quand les soldats sont arrivés, je leur ai dit, ‘Bandez moi et mettez les enfants dans un véhicule blindé, pour qu’ils ne voient pas leur père couché [là] mort’ ».