Des centaines de soldats israéliens ont participé mardi à un exercice à grande échelle à la frontière de Gaza, pour tester la préparation de l’armée contre des attaques terroristes provenant de l’enclave côtière, notamment par des hommes armés à moto, a déclaré un responsable de l’armée.

L’exercice, dirigé par la division de Gaza de l’armée israélienne, comprenait l’évacuation d’une école de la région d’Eshkol, ainsi qu’un test pour savoir comment l’armée répondrait aux infiltrations dans des communes israéliennes et à des attaques contre des troupes et des avant-postes militaires près de Gaza.

« Il simule plusieurs scénarios où la division devra passer de la ‘routine’ à ‘l’urgence’ », a déclaré le responsable, qui s’est exprimé sous condition d’anonymat.

Un de ces scénarios a été adapté d’un incident qui a réellement eu lieu pendant la guerre de 2014 dans la bande de Gaza, baptisée opération Bordure protectrice par Israël, au cours duquel des motos ont été découvertes dans un tunnel d’attaques transfrontalier.

Des motos découvertes par l'armée israélienne dans un tunnel d'attaque du Hamas entre la bande de Gaza et Israël, le 3 août 2014. (Crédit : Gadi Yampel/unité des porte-paroles de l'armée israélienne)

Des motos découvertes par l’armée israélienne dans un tunnel d’attaque du Hamas entre la bande de Gaza et Israël, le 3 août 2014. (Crédit : Gadi Yampel/unité des porte-paroles de l’armée israélienne)

Selon l’armée israélienne, ces motos devaient être utilisées pour aider les terroristes à enlever des civils ou des militaires israéliens.

Pendant l’exercice, les soldats israéliens ont prétendu être des terroristes du Hamas qui utilisaient les véhicules pour simuler une attaque contre une base militaire proche de Gaza, a déclaré l’armée.

Exercice militaire à la frontière avec la bande de Gaza, le 6 décembre 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)

Exercice militaire à la frontière avec la bande de Gaza, le 6 décembre 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l’armée israélienne)

L’exercice qui a duré 11 heures a débuté à 2h00 du matin et s’est terminé vers 13h00. Il a été mené dans les communes adjacentes à la bande de Gaza de toute la région, « de Zikim à Kerem Shalom », a déclaré le responsable, en parlant d’un kibboutz situé au nord de la bande de Gaza et d’un autre à son extrémité sud.

Dans le cadre de l’exercice, entre 4h00 et 5h00 du matin, certaines routes importantes de la zone ont été fermées pour permettre à l’armée de circuler librement.

Pour des raisons de sécurité, il n’a pas été précisé combien de soldats avaient pris part à l’exercice, mais il s’agit de plusieurs centaines.

« L’exercice est conçu pour améliorer la préparation de la division de Gaza à passer de ses activités quotidiennes à l’urgence, ainsi que le lien et le partenariat avec les autres forces qui travaillent avec nous », a déclaré le responsable.

En plus des centaines de soldats, des policiers et les personnels des conseils régionaux ont participé à l’exercice, a-t-il déclaré, tout comme l’armée de l’air et la marine.

Le général de brigade Yehuda Fox, qui dirige la division de Gaza, supervise un exercice à grande échelle près de la bande de Gaza, le 6 décembre 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)

Le général de brigade Yehuda Fox, qui dirige la division de Gaza, supervise un exercice à grande échelle près de la bande de Gaza, le 6 décembre 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l’armée israélienne)

L’armée israélienne a également organisé un exercice le long de la frontière avec le Liban, avec un test du système alertant de l’arrivée d’une roquette.

Comme pour tous les exercices, l’armée a déclaré qu’ils n’avaient pas été menés en réponse à un incident ou un renseignement particulier, mais étaient prévus depuis longtemps dans le cadre du calendrier annuel d’entraînement.

La bande de Gaza a été relativement calme dernièrement. Même si l’armée a arrêté plusieurs Gazaouis qui sont entrés en Israël, elle pense que la plupart de ces personnes tentent de fuir les difficultés économiques de la bande de Gaza et pas de mener des attaques terroristes.

La fréquence des attaques à la roquette est restée stable, une fois par mois ou une fois tous les deux mois, depuis la guerre de 2014.

Cependant, même si la situation est calme aujourd’hui, les forces de sécurité israéliennes affirment que le groupe terroriste du Hamas travaille intensément pour reconstituer ses stocks de matériels et de combattants en préparation d’un futur combat contre l’Etat juif.