Des assaillants non identifiés ont vandalisé une mosquée dans une ville arabe du Nord du pays, brûlant la porte d’entrée du lieu de prières et inscrivant des insultes sur ses murs.

Une inscription « les Arabes dehors » était peinte sur un des murs de la mosquée Araq al-Shabab dans ce qui a été décrit par les médias israéliens comme une attaque suspectée du « prix à payer ». Le feu allumé sous la porte a causé de légers dommages à l’édifice.

Des centaines de pèlerins d’Umm al-Fahm sont tombés nez à nez avec ce graffiti en se rendant à la prière du vendredi. Ils ont alerté la police, qui s’est rendue sur les lieux de la profanation.

La police locale a lancé une investigation autour de ‘attaque, la quatrième de ce type dans le Nord d’Israël ces derniers mois, selon la Dixième chaîne

« Ce type d’incidents a pour unique but d’entamer les relations entre Juifs et Arabes, » a déclaré Jamil Mahajaneh, imam de la mosquée, repris par Ynet. « Nous demandons l’arrestation des criminels. »

L’attaque de vendredi matin est la dernière d’une série d’actes de vandalisme visant les Arabes en Israël et en Cisjordanie.

Plus tôt ce mois-ci, les pneus d’au moins 15 véhicules ont été crevés dans le village arabe de Jish en Haute Galilée, et on pouvait lire sur un mur une inscription énonçant « Seuls les non-juifs devraient être expulsés de notre Terre. »

« Le prix à payer » est un terme utilisé pour décrire des actes de vandalisme et de violence associés au mouvement des colons en représailles aux attaques palestiniennes. Les adeptes veulent protester contre le gouvernement et ses actions politiques qu’ils perçoivent comme étant trop favorables aux Palestiniens.

Mosquées, Eglises, organisations israéliennes en faveur de la paix et même des bases militaires israéliennes ont été visées par ce type d’assauts.