Plusieurs personnes ont tenté de mettre le feu à un magasin d’un propriétaire arabe à Jérusalem, tard dans la nuit de lundi à mardi.

Des slogans racistes ont été peints sur les lieux, selon la presse.

La police a confirmé l’incident mais n’a pas souhaité révéler les détails de l’enquête, toujours en cours.

Selon l’agence de presse palestinienne Maan, les auteurs des faits sont trois hommes israéliens. Il auraient écrit « Kahane avait raison, » en référence au rabbin activiste d’extrême-droite Rabbi Meir Kahane.

Le magasin est situé sur la rue Jaffa, une rue commerciale importante à l’ouest de la ville.

Kahane était le membre fondateur de la Ligue de défense juive aux États-Unis et du parti politique Kach en Israël. Il a longtemps été député à la Knesset avant que son parti soit interdit par la loi israélienne de 1988 interdisant les partis racistes.

Kahane était un fervent partisan de l’annexion de la Cisjordanie et de l’expulsion de la population arabe. Il a été tué par un Arabe à New York en 1990.

Lundi, des vandales avaient crevé les pneus de 34 voitures appartenant à des Arabes et avaient peint des slogans racistes sur un bus garé dans le quartier arabe de Beit Hanina au nord-est de Jérusalem.

Le tag sur le bus disait : « Les païens sur les terres [d’Israël] sont nos ennemis, » selon la radio militaire.

La police enquête sur l’incident.

Cet acte de vandalisme porte la signature des attaques du « prix à payer » menées par des extrémistes liés au mouvement d’habitants d’implantations, qui ciblent les Palestiniens et autres non-Juifs en Israël.

Mardi, le président Shimon Peres a dénoncé les attaques nationalistes.

« Les services de sécurité doivent s’occuper de ces actes affreux selon la loi, » a-t-il affirmé lors d’une cérémonie judicaire.