Lui, était garé devant l’Hyper Cacher ce 9 janvier 2015. Il a vu Amedy Coulibaly entrer armé dans la supérette Porte de Vincennes. La version papier du Figaro, qui préserve l’anonymat du plaignant, rapporte que ce témoin a aidé la police à identifier le terroriste alors que la prise d’otages était en cours.

A l’issue de l’assaut il a retrouvé sa voiture criblée de balles. De 18 impacts exactement.

Raphaël, lui est aujourd’hui orphelin. Son père, Philippe Braham est l’une des 4 victimes assassinées dans l’Hyper Cacher.

Tous deux ont décidé de se porter partie civile contre l’Etat pour plusieurs dysfonctionnements qu’ils jugent majeurs.

Dans le Figaro, leur avocat Axel Metzker explique que la principale raison des poursuites engagées est d’abord « la non-diffusion » puis « la diffusion tardive » de la photo d’Amedy Coulibaly « alors que les services de police en disposaient 24 heures avant l’attentat de l’Hyper Cacher ».

Selon Me Metzker, « avec elle le scénario aurait été changé, la tragédie de l’Hyper Cacher aurait peut-être pu être évitée ».

Également dans le viseur des parties civiles, la non-surveillance de Coulibaly depuis sa remise en liberté de 2014 « malgré tous ses antécédents », notamment ses liens avec le gang des Buttes-Chaumont dont les intentions antisémites n’étaient un secret pour personne.

Les quatre victimes de l'Hyper Cacher de gauche à droite : Yoav Hattab, Yohan Cohen, Francois-Michel Saada, Philippe Braham. (Crédit : Autorisation)

Les quatre victimes de l’Hyper Cacher de gauche à droite : Yoav Hattab, Yohan Cohen, Francois-Michel Saada, Philippe Braham. (Crédit : Autorisation)