Le tribunal de Rishon Lezion a prolongé jeudi de cinq jours la détention provisoire d’un adolescent israélo-américain soupçonné de dizaines de fausses alertes à la bombe à tonalité antisémite dans le monde, notamment aux Etats-Unis, a indiqué un porte-parole de la police.

Ces menaces ont nourri les spéculations sur une montée de l’antisémitisme suite à l’élection du président américain Donald Trump.

Les juges du tribunal de Rishon Lezion ont décidé de prolonger de nouveau jusqu’au 24 avril la détention provisoire de ce jeune homme de 18 ans, a indiqué un porte-parole de la police en affirmant que l’enquête se poursuivait.

La cour a maintenu son interdiction de dévoiler l’identité du suspect.

Un adolescent israélo-américain, au centre, soupçonné d'avoir passé des centaines d'appels menaçants contre des institutions juives, devant la cour des magistrats de Rishon Lezion, le 30 mars 2017. (Crédit : Flash90)

Un adolescent israélo-américain, au centre, soupçonné d’avoir passé des centaines d’appels menaçants contre des institutions juives, devant la cour des magistrats de Rishon Lezion, le 30 mars 2017. (Crédit : Flash90)

L’adolescent, arrêté le 23 mars à Ashkelon, aurait été l’origine de menaces visant une multitude de centres communautaires juifs ou des synagogues aux Etats-Unis, en Australie ou encore en Nouvelle-Zélande.

Dans la plupart des cas, il prévenait de l’explosion imminente d’une bombe, utilisant des moyens technologiques pour déformer sa voix, selon la police.

La multiplication des alertes qui lui sont attribuées était devenue suffisamment grave pour que des investigations soient lancées simultanément dans plusieurs pays et que le bureau d’enquêtes fédéral américain (FBI) dépêche des agents en Israël.

L’Anti-Defamation League (ADL), une ONG basée aux Etats-Unis qui combat l’antisémitisme, a recensé plus d’une centaine d’alertes à la bombe contre des centres communautaires juifs depuis le début de l’année.