Deux Bédouins israéliens ont été arrêtés vendredi. Ils sont soupçonnés d’avoir poignardé un soldat à mort dans le sud d’Israël la semaine dernière, a indiqué le Shin Beth lundi.

Jeudi soir, le sergent Ron Kokia a été poignardé à mort dans un arrêt de bus dans la ville d’Arad. Selon le Shin Bet, cette attaque est de nature terroriste.

Les assaillants ont volé l’arme de la victime et ont fui les lieux, ce qui a donné lieu à une chasse à l’homme de grande ampleur dans le sud d’Israël.

Deux suspects avaient été arrêtés le lendemain, mais cette information avait été placée sous ordonnance de non-divulgation.

Lundi, cet embargo a été partiellement levé.

Ron Yitzhak Kokia, un soldat de Tsahal qui a été poignardé à mort dans une attaque terroriste, le 30 novembre 2017 (Crédit : Tsahal)

Selon le Shin Bet, l’un des suspects a admis avoir tué Kokia au cours de l’interview.

« Il a même conduit les enquêteurs du Shin Bet sur la trace de l’arme du soldat », a précisé le service de sécurité dans un communiqué.

La police intervient à Arad après une attaque au ccouteau, le 30 novembre 2017 (Crédit : Police israélienne)

Le Shin Bet a indiqué que l’attaque avait été commise pour des « motifs nationalistes », mais n’a pas mis en lumière d’autres éléments déclencheurs pour cette attaque. Les suspects évoquent généralement un évènement récent ou un incident impliquant un membre de la famille ou un ami, durant leurs aveux.

« L’interrogatoire est toujours en cours », a précisé le Shin Bet.

Des centaines de personnes se sont réunies au cimetière militaire de Kiryat Shaul pour rendre un dernier hommage à Kokia.

« Prends ta route, mon fils », a déclaré la mère de Kokia, Levana, devant près de 500 proches. « Des anges viendront à ta rencontre, des tapisseries fleuries seront déroulées sous tes pas. Prends ta route vers les bras de Dieu. »

« Nous n’avons pas de mots pour évoquer la vie avec l’idée que tu n’en feras plus partie », a exprimé Shani, la sœur de la victime, entre deux sanglots. « Comment t’es-tu retrouvé là-bas [à l’arrêt de bus] seul, sans que nous soyons là pour te protéger ? Nous aurions tant voulu être avec toi pendant tes derniers instants, te prendre dans nos bras et ne pas te laisser partir. »

Des centaines de personnes assistent à l’enterrement du soldat Ron Kokia, 19 ans, au cimetière miliaire de Kiryat Shaul, à Tel Aviv, le 3 décembre 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Kokia, originaire de Tel Aviv, servait dans la brigade Nahal, une unité d’infanterie dont la base est située en périphérie d’Arad.

Le soldat faisait du stop près d’un centre commercial vers 21 heures 30, au moment où il a été attaqué. Quand les secouristes sont arrivés sur les lieux du crime, ils l’ont trouvé dans un état critique, inconscient et sans pouls, selon Maguen David Adom. Un hélicoptère avait été dépêché pour opérer un transfert vers l’hôpital. Les ambulanciers l’ont réanimé dans l’ambulance mais ont été contraints de prononcer son décès avant d’avoir atteint l’hélicoptère, selon l’un des secouristes.

La radio militaire a indiqué que sa famille avait fait don de ses organes.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.