Lors d’un reportage diffusé par France 2 en décembre 2013 sur la sortie de son spectacle « Le mur », Dieudonné avait lancé : « Moi, quand je l’entends parler, Patrick Cohen, j’me dis, tu vois, les chambres à gaz… dommage… ».

Manuel Valls avait immédiatement condamné ces propos et demandé aux préfets de régions d’engager des procédures visant à l’interdiction du spectacle du polémiste.

Le Conseil d’Etat, saisi en urgence sur la validité de ces mesures avait rejeté le recours déposé par les avocats de Dieudonné.

En parallèle aux interdictions de produire le spectacle, jugé par beaucoup de commentateurs comme antisémite, le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour incitation à la haine raciale, infraction pour laquelle Dieudonné encourt un an de prison et 45 000 euros d’amende, rapporte Le Monde.

Selon l’avocat de Dieudonné, Me Sanjay Mirabeau, qui souhaite obtenir la relaxe de son client, les propos relèvent « d’un échange, vif certes, mais un échange. Nous allons voir exactement les propos de M. Cohen ».

Le journaliste qui ne s’est pas constitué partie civile, avait affirmé publiquement sa volonté de ne jamais inviter Dieudonné à l’antenne.

Récemment, le polémiste, plusieurs fois condamné pour antisémitisme, avait de nouveau defrayé la chronique pour avoir écrit sur sa page Facebook : « Je me sens Charlie Coulibaly », détournant le slogan « Je suis Charlie » de soutien au journal satirique français Charlie Hebdo, victime du premier des attentats djihadistes de Paris, pour l’associer au nom d’Amédy Coulibaly, qui a tué quatre juifs deux jours plus tard dans la dernière attaque vendredi contre un supermarché casher de la capitale.

Une enquête pour apologie du terrorisme à son encontre a depuis été ouverte.