La justice se prononcera mercredi dans ces deux dossiers et examinera deux autres affaires concernant le polémiste, déjà condamné plusieurs fois.

La cour d’appel de Paris doit dire si elle confirme l’expulsion de l’humoriste controversé du théâtre parisien de la Main d’Or, la salle où il se produit depuis plus de 15 ans.

Le 29 septembre 2015, le tribunal de grande instance de Paris avait prononcé la résiliation de son bail, au motif que sa société, Bonnie Productions, avait commis des infractions à ce bail, et ordonné son expulsion, sans toutefois demander que cette décision soit exécutée sur le champ. Dieudonné avait fait appel.

A l’audience en appel en septembre, l’avocate des propriétaires du théâtre, la SCI Passage d’Or, a demandé la confirmation du jugement.

Par ailleurs, la cour d’appel rendra sa décision sur le spectacle « La Bête immonde », pour lequel Dieudonné avait été condamné en mai 2016 pour des propos antisémites à deux mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende. Le tribunal correctionnel de Paris l’avait déclaré coupable des délits d’injure raciale et de provocation à la haine.

Dans ce spectacle, le polémiste, fers aux pieds, déguisé en détenu de Guantanamo, avait discouru sur le rôle qu’il attribue aux juifs dans la traite des Noirs et ironisé sur le génocide commis par les nazis.

Ce mercredi, Dieudonné M’bala M’bala et sa compagne Noémie Montagne doivent également comparaître pour avoir exploité le théâtre de la Main d’Or sans licence entre 2012 et 2014. Noémie Montagne est également jugée pour « exécution d’un travail dissimulé », soupçonnée de ne pas avoir déclaré des intermittents.

Enfin, le Conseil d’Etat se prononcera en référé sur la représentation du spectacle « Dieudonné dans la guerre » à Marseille. La ville avait interdit le spectacle qui doit être présenté le 19 novembre, mais le tribunal administratif avait suspendu cette décision. La mairie, qui avait dans un premier temps accepté de louer une salle, juge que la représentation est « susceptible d’engendrer des troubles à l’ordre public ».