Une surprenante polémique a éclaté cette semaine autour de la centrale nucléaire de Dimona.

Le réacteur, probablement essentiel au développement du programme nucléaire israélien, doit faire face à un nouveau problème… celui de ses impôts fonciers.

La municipalité de Dimona, située dans le Néguev, souhaite augmenter les impôts fonciers annuels versés par la centrale.

L’installation « secrète » devra désormais débourser 63 millions de shekels (18,2 millions de dollars), au lieu des 5 millions de shekels (1,4 million de dollars) actuellement collectés.

Depuis 2005, les deux parties s’étaient entendues sur cette somme de 5 millions.

Mais l’accord a expiré au mois de septembre, et le nouveau maire de Dimona, Benny Biton, a décidé que le réacteur devra mettre la main à la poche.

Selon des responsables de la municipalité, la centrale se situe sur des terrains qui devraient être taxés à 66 millions de shekels.

Le personnel du centre de recherche nucléaire du Néguev s’est tourné vers la Cour du district de Beer Sheva et a demandé au juge de prolonger l’accord pour dix années supplémentaires. Le tribunal n’a pas encore statué.

Selon les employés de la centrale, l’installation n’utilise pas les infrastructures municipales, comme l’électricité ou l’eau. Le montant des taxes foncières versées est donc correct.

« La municipalité perçoit cette taxe sans investir ses propres ressources, car le centre n’utilise pas les infrastructures et les services externes », a déclaré la centrale dans un communiqué.

« A notre grand regret, ce n’est pas la première fois que la ville tente de modifier le montant de l’impôt foncier fixé dans l’accord. Nous sommes convaincus que cette fois encore, le différend sera résolu entre les deux parties ».

L’ancien maire de Dimona, Meir Cohen, actuellement député de la Knesset du parti Yesh Atid, a tenté d’accroître en 2011 les impôts versés par la centrale.  Mais il n’a pas reçu l’autorisation d’examiner le site pour des raisons d’ordre sécuritaire.