Selon la loi juive, en matière de régime matrimonial, pour divorcer une femme doit en obtenir l’autorisation de son mari [guet]. Ce dernier la libérera en signant un document légal qui rétablira les droits pour l’épouse que son mari exerçait en son nom pendant le mariage.

Les tribunaux rabbiniques, ayant une compétence exclusive en la matière, peuvent sanctionner un mari qui ne souhaiterait pas libérer son épouse.

Ces sanctions peuvent aller jusqu’à l’emprisonnement. Or dans l’hypothèse d’un mari incarcéré jusqu’au boutiste, la possibilité pour son épouse de divorcer restera injustement soumise à son bon vouloir.

Pour faciliter l’émancipation de ces femmes « enchaînées », Dov Lipman, membre de la Knesset et représentant du parti centriste Yesh Atid, a déposé une proposition de loi visant à sanctionner davantage les maris récalcitrants.

Selon The Jewish Week, le texte qui a été adopté en première lecture à l’unanimité des votants, prévoit la possibilité d’empêcher ces époux d’accéder à la synagogue en milieu carcéral.

Comme le souligne ActuJ, cette modification législative vise principalement les religieux et a été élaborée avec la participation du Grand Rabbin d’Israël, David Lau, et du vice-ministre des Affaires religieuses, Eli Ben Dahan.

« Empêcher de tels hommes d’être logés dans les sections religieuses portera atteinte au moral de ceux qui s’abritent derrière la religion pour faire du mal à leurs femmes » confirme Dov Lipman.