Un touriste italien, accusé d’avoir volé un morceau de fil barbelé du camp d’Auschwitz, pourrait être condamné à trois ans de prison. Le fil a été découvert alors que ses bagages étaient scannés à l’aéroport de Cracovie en Pologne.

Bertoldo Lori, âgé de 40 ans, et sa femme ont été arrêtés par les douaniers à 9 heures dimanche matin alors qu’ils tentaient d’embarquer pour Rome. Le fil barbelé a été identifié dans sa valise à l’enregistrement de leur vol.

Le nom de la femme de Lori n’a pas été révélé.

« Nous avons trouvé dans sa valise environ 40 centimètres de fil barbelé rouillé, enroulé dans des vêtements,» a indiqué le porte-parole de la douane, le capitaine Katarzyna.

« Il a avoué que le câble vient du camp d’Auschwitz-Birkenau, et qu’il l’avait pris comme souvenir. Il a cependant insisté pour dire qu’il l’avait ramassé à même le sol et qu’il ne l’avait pas arraché de la barrière, » a affirmé Walczak.

Le couple a été relâché par les douaniers polonais et autorisé à continuer leur voyage. Le parquet polonais doit maintenant décider s’il veut poursuivre le couple en justice.

Le vol au camp d’Auschwitz est devenu un sérieux problème au cours des dernières années. En 2009, des voleurs avaient volé l’enseigne métallique qui indiquait le slogan nazi « Arbeit Macht Frei, » située à l’entrée du camp.

L’enseigne de 5 mètres et de 40 kilos dont le slogan signifie « le travail libère » a été volée alors qu’elle était accrochée au-dessus de l’entrée principale du camp nazi, situé au sud de la Pologne.

Un porte-parole du musée d’Auschwitz-Birkenau, Bartosz Bartyzel, a qualifié le vol du câble de « profanation. » Il indique être choqué par le fait que l’histoire tragique liée au site n’arrête pas les voleurs.

« Tous les objets situés dans le camp, que ce soit un écrou, une vis, un boulon ou un morceau de câble, a une valeur culturelle et fait partie de l’histoire de ce lieu, » a déclaré Bartyzel.