Cinq soldats égyptiens ont été tués dans la péninsule du Sinaï dimanche par des « éléments fondamentalistes », a-t-on appris lundi auprès de l’armée.

Dans un communiqué, l’armée égyptienne indique que « les forces armées déplorent avec tristesse et douleur les cinq martyrs tués dans le Sinaï des mains d’éléments fondamentalistes déloyaux, ennemis de la nation et de la religion ».

Aucun autre détail n’a été donné par l’armée et l’attaque n’avait pas été revendiquée lundi matin.

De très nombreuses attaques visant l’armée et la police ont été commises dans le passé à Al-Arish, chef-lieu de la province du Nord-Sinaï, et ses environs et ont été régulièrement revendiqués par Province du Sinaï, la branche égyptienne du groupe terroriste Etat islamique (EI).

Des centaines de policiers et soldats ont péri dans ces attentats, selon le gouvernement.

En novembre, une autre attaque à la voiture piégée a tué huit policiers à un point de contrôle dans le Sinaï.

Toujours dans le Sinaï, début janvier, sept policiers et un passant ont été tués dans une attaque commise avec un véhicule piégé au niveau d’un barrage de sécurité.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi qui a destitué, alors qu’il était chef de l’armée, son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi en 2013, réprime toute opposition, islamiste ou laïque.