Un tribunal égyptien a ordonné mardi la remise en liberté du frère du chef d’Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri qui reste sous le coup d’une enquête pour appel à créer un « groupe terroriste », a indiqué un responsable judiciaire.

Mohamed al-Zawahiri, un Egyptien, avait été arrêté en août 2013, en pleine campagne de répression visant les Frères musulmans, un mois après que l’armée eut destitué et arrêté le président Mohamed Morsi, issu de la confrérie.

Dans un premier procès, Zawahiri a été jugé aux côtés d’une soixantaine de co-accusés pour la création d’un « groupe terroriste lié à Al-Qaïda », ayant préparé des attaques contre les forces de sécurité et la communauté chrétienne.

En octobre, il a été acquitté par le tribunal qui n’a pas pu prouver qu’il avait participé à la création ou rejoint le groupe. Dix personnes avaient été condamnées à mort dans cette affaire.

Le juge avait cependant demandé au parquet d’ouvrir une enquête sur des propos tenus par Zawahiri durant ce procès, affirmant « avoir le sentiment qu’ils promouvaient l’idée de créer un autre groupe terroriste ».

Zawahiri était resté en détention dans le cadre de cette nouvelle enquête.

Mardi, un tribunal du Caire chargé de se prononcer sur le maintien en détention provisoire de Zawahiri a ordonné sa remise en liberté, selon un responsable de la cour.

« La cour a ordonné la remise en liberté de mon père, mais nous ne savons toujours pas quand cela se fera », a confirmé à l’AFP le fils de Zawahiri, Abdel Rahmane.

Fin 2013, les Frères musulmans ont été déclarés « organisation terroriste ».

Ayman al-Zawahiri a pris la tête d’Al-Qaïda en 2011 après la mort d’Oussama ben Laden, tué dans un raid de forces spéciales américaines dans le nord du Pakistan. C’est l’un des hommes les plus recherchés de la planète.