Ces fermetures surviennent alors que l’Egypte est le théâtre d’une vague d’attentats visant notamment les forces de sécurité depuis la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013.

Aucun attentat n’a néanmoins visé les missions étrangères qui ont renforcé leurs mesures de sécurité.

« Pour des raisons de sécurité, l’ambassade du Canada au Caire sera fermée le lundi », a affirmé le gouvernement canadien sur son site officiel.

Une notice séparée adressée aux ressortissants canadiens en Egypte affirme que cette mesure restera en vigueur « jusqu’à nouvel ordre ».

La veille, l’ambassade du Royaume-Uni a elle aussi annoncé qu’elle suspendait ses services au public pour « des raisons de sécurité » et pour une période indéterminée.

Son porte-parole a précisé que la décision avait été prise « dans l’intérêt de notre personnel et de l’ambassade ».

L’ambassade des Etats-Unis était en revanche ouverte lundi.

Ni l’ambassade du Canada ni celle de Grande-Bretagne n’ont spécifié clairement les « raisons de sécurité » à l’origine de leur décision.

Les deux pays avaient auparavant appelé leurs ressortissants à ne pas se rendre dans les régions égyptiennes en proie à l’insécurité comme la péninsule du Sinaï, où le groupe jihadiste Ansar Beït al-Maqdess, qui a prêté allégeance au groupe Etat islamique, est responsable de plusieurs attentats meurtriers contre les forces de sécurité.

Ansar Beït al-Maqdess a revendiqué la semaine dernière l’assassinat d’un ressortissant américain tué en août dans le désert occidental de l’Egypte.

L’EI, qui a exécuté plusieurs otages occidentaux, a appelé les groupes qui lui sont affiliés à prendre pour cible les intérêts et ressortissants des pays membres de la coalition internationale antijihadistes en Irak et Syrie.

La Grande-Bretagne et le Canada sont engagés dans cette coalition en Irak.

Dimanche, le gouvernement canadien a réaffirmé sa détermination à lutter contre le « fléau terroriste » en Irak, quelques heures après l’appel d’un jihadiste canadien à mener des attaques de représailles aux frappes canadiennes.