Trois soldats égyptiens ont été tués et trois autres grièvement blessés lundi dans l’explosion d’une bombe au passage de leur voiture près d’un barrage de contrôle dans le nord de la péninsule du Sinaï, a indiqué la police.

Le Sinaï est le théâtre d’attentats quasi-quotidiens visant les forces de sécurité, des attaques revendiquées par des groupes djihadistes qui disent agir en représailles à la répression qui s’est abattue sur les partisans de l’ex-président islamiste Mohamed Morsi, destitué par l’armée en juillet 2013.

Des assaillants ont déposé la bombe près d’un barrage de contrôle sur le bord d’une route dans le nord du Sinaï, faisant détoner l’engin au passage de la voiture militaire transportant les soldats, ont précisé des responsables de la police.

« L’explosion a fait trois morts et trois blessés graves », a indiqué à l’AFP un responsable du ministère de la Santé dans la province du Nord-Sinaï, Tarek Khater.

Selon le gouvernement, des centaines de policiers et soldats ont été tués depuis la destitution de Morsi dans des attaques revendiquées pour la plupart par des groupes djihadistes.

Dans le même temps, les forces de sécurité ont tué plus de 1 400 manifestants pro-Morsi et emprisonné plus de 15 000 sympathisants islamistes. Des centaines ont été condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs, suscitant de sévères condamnations de la part de l’ONU et d’organisations de défense des droits de l’Homme.

Les attentats particulièrement meurtriers et spectaculaires qui secouent régulièrement le nord du Sinaï sont principalement revendiqués par la branche égyptienne de l’Etat islamique (EI), Ansar Beït al-Maqdess. Elle avait revendiqué fin janvier une série d’attaques contre des installations de la police et de l’armée qui ont fait 30 morts, en majorité des soldats.