Un homme a été tué mardi à Alexandrie, dans le nord de l’Egypte, par une bombe qu’il transportait dans sa voiture et la police a arrêté deux autres occupants blessés, a annoncé le ministère de l’Intérieur.

L’Egypte est secouée par une vague d’attentats visant les forces de l’ordre depuis que l’armée a destitué et emprisonné le président islamiste élu Mohamed Morsi en juillet 2013. Ils sont revendiqués par des groupes djihadistes qui disent agir en représailles à la sanglante répression des partisans de Morsi.

« Trois éléments terroristes des Frères musulmans étaient à bord d’une voiture roulant dans l’est d’Alexandrie quand la bombe qu’ils transportaient a explosé », a assuré à l’AFP Hani Abdel Latif, porte-parole du ministère de l’Intérieur.

Un occupant a été tué, les deux autres, blessés, ont été arrêtés, a-t-il ajouté, sans plus de détail.

La confrérie des Frères musulmans de Morsi, qui avait remporté toutes les élections entre la chute de Hosni Moubarak début 2011 et la destitution de Morsi, a été décrétée « organisation terroriste » par le nouveau pouvoir qui l’accuse systématiquement d’être à l’origine des attentats. Mais les Frères musulmans le nient et dénoncent régulièrement ces attaques.

Celles-ci sont revendiquées le plus souvent par deux groupes djihadistes, dont un, Ansar Beït al-Maqdess, ayant fait allégeance au groupe Etat islamique.

Ils disent agir contre les policiers et les soldats pour venger plus de 1 400 manifestants pro-Morsi tués par les forces de l’ordre depuis juillet 2013 et les plus de 15 000 membres des Frères musulmans ou sympathisants emprisonnés.

Selon le gouvernement du président Abdel Fattah al-Sissi, l’ex chef de l’armée tombeur de Morsi et élu chef de l’Etat en mai 2014, plus de 500 policiers et soldats ont été tués dans des attaques en un an et demi en Egypte.