L’ancien Premier ministre et ministre de la Défense Ehud Barak a témoigné pour la première fois jeudi devant les enquêteurs qui se penchent sur un cas de corruption dans l’acquisition par Israël de sous-marins chez un constructeur naval allemand.

Après avoir parlé aux enquêteurs de l’unité anti-corruption Lahav 433, Barak a souhaité aux officiers de réussir dans leur enquête.

« À la demande de la police, j’ai donné des preuves ce soir sur les sous-marins et autre navires », a-t-il écrit sur Twitter. « L’enquête est très importante. J’espère que la police fera éclater la vérité le plus rapidement possible. »

Barak faisait partie des premières personnes convoquées sur l’enquête de l’affaire des sous-marins l’an dernier.

Il était ministre de la Défense quand les sous-marins ont été achetés, et avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ils ont commandé un sixième sous-marin contre l’avis du chef d’état-major de l’époque, Benny Gantz.

Au moment où l’accord a été signé à Berlin, Barak avait déclaré que ce sixième sous-marin doperait considérablement les capacités de l’armée israélienne. Il avait également souligné que la transaction faisait montre des liens étroits qui unissaient l’Allemagne et Israël.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur l’INS Tanin, sous-marin construit par la firme allemande ThyssenKrupp, à son arrivée en Israël, le 23 septembre 2014. (Crédit : Kobi Gideon/GPO/Flash90)

Les enquêteurs suspectent que les fonctionnaires d’État ont reçu des pots-de-vin pour encourager l’achat de sous-marins et de corvettes pour patrouiller sur les champs gaziers d’Israël, auprès du constructeur naval allemand ThyssenKrupp, en dépit de l’opposition du ministère de la Défense.

Bien que Netanyahu ne soit pas suspecté dans cette affaire, appelée « Affaire 3 000 », son cousin et avocat personnel David Shimron, son négociateur personnel Yitzhak Molcho, et un certain nombres de ses proches associés le sont.