Malgré plusieurs rendez-vous annulés suite au vote anti-implantations au Conseil de Sécurité de l’ONU, l’emploi du temps diplomatique du Premier ministre Benjamin Netanyahu est saturé pour les semaines à venir. Il doit rencontrer plusieurs dignitaires étrangers.

Netanyahu a maintenu sans sourciller que la place d’Israël sur la scène internationale est au plus haut, alors que ses détracteurs l’ont accusé de prendre la direction de l’isolationnisme avec ses mesures diplomatiques agressives.

En janvier, deux présidents, un chancelier, deux Premiers ministres et trois ministres des Affaires étrangères sont attendus en Israël, selon une liste publiée par le ministère des Affaires étrangères mercredi.

De plus, des chefs de Parlements, des ministres, des adjoints aux ministres, des Premiers ministres, des députés et des gouverneurs américains prévoient également une visite à Jérusalem.

On attend même la visite d’un haut fonctionnaire d’un pays qui a voté en faveur de la résolution 2334. Il s’agit de Gérard Larcher, président du Sénat en France. (Larcher est membre du parti des Républicains de centre-droite, qui est considéré plus pro-israélien que le parti socialiste au pouvoir.)

De plus, Netanyahu devrait se rendre au World Economic Forum de Davos, en Suisse, du 17 au 20 janvier. Sur place, il s’entretiendra avec plusieurs dirigeants, donc certains originaires de pays avec qui Israël n’entretient pas de relation diplomatique officielle. Il a pourtant annulé une rencontre à Davos avec le Premier ministre britannique, Theresa May en raison de la position du Royaume-Uni en faveur de la résolution.

Suite à la résolution votée vendredi, qui déclare que les implantations en Israël à l’extérieur des frontières pré-1967 n’ont « aucun fondement en droit » et constituent « une violation flagrante du droit international », le Premier ministre a interdit d’entrer en contact avec des responsables des 14 pays qui se sont montrés en faveur de ce texte. (Les États-Unis se sont abstenus, ce qui a permis à la résolution d’être adoptée.)

Netanyahu, qui occupe également le poste de ministre des Affaires étrangères, a convoqué une dizaines d’ambassadeurs pour des remontrances, annulé une aide étrangère destinée au Sénégal et à l’Angola, désinvité le Premier ministre ukrainien, refusé de rencontrer les dirigeants chinois et britanniques.

Il a également ordonné à ses ministres d’écourter leurs séjours dans les pays qui ont voté en faveur de la résolution, annoncé une « réévaluation de nos contacts avec l’ONU », ordonné de stopper le financement de certaines agences onusiennes, et a juré « qu’on n’en avait pas fini ».

Il a également annulé la visite prévue du ministre des Affaires étrangères du Sénégal, qui aurait marqué la première visite d’un dignitaire d’Afrique de l’Ouest à majorité musulmane en Israël depuis le rétablissement des relations diplomatiques avec Israël au milieu des années 90.

En plus de Larcher, qui est attendu le 2 janvier, Netanyahu rencontrera Ernest Bai Koroma, président du Sierra Leone et Andrzej Duda, président de la Pologne.

De plus, le Premier ministre rencontrera ses homologues serbe, jamaïcain, croate et autrichien à Jérusalem.

Le ministre des Affaires étrangères canadien, Stéphane Dion ainsi que ceux de Serbie et de Norvège arriveront également en Israël.

Le gouverneur du Michigan, Rick Snyder est attendu en Israël le mois prochain, ainsi que Nikos Voutsis, président du parlement grec; Sidi Tiémoko Touré, ministre de la Jeunesse en Côte d’Ivoire; et Mmusi Maiman, chef de l’opposition en Afrique du Sud et chef du parti de l’Alliance démocratique.