Jérusalem a sans conteste réussi son virage technologique. Mobileye trône aujourd’hui à l’entrée de la ville entourée de l’aura que lui procure d’avoir réalisé le plus gros deal de l’histoire d’Israël : être racheté 15 milliards de dollars par Intel.

« En 2012, Cisco Systems s’était emparé de la société hiérosolymitaine NDS (logiciels pour réseaux de télévision) pour le montant alors record de 5 milliards de dollars, » rappellent également Les Echos.

Dernière consécration, Jérusalem intègre le palmarès édité dans le rapport 2017 de Startup Genome se voir promettre une probable 20e place. Elle serait aujourd’hui en concurrence avec Moscou et Heklsinki.

« Startup Genome cite la croissance exponentielle du nombre de jeunes pousses, au nombre de 600 actuellement contre seulement 200 en 2012 » pour justifier la nouvelle place convoitable par Jérusalem expliquent, Les Echos.

Mais au-délà du nombre de start-up, à Jérusalem, les levées de capitaux ont été multipliées par 5, passant à 260 millions de dollars, et on compte une dizaine de hubs, ces accélérateurs qui permettent de passer du stade de projet à celui de la commercialisation, dans la Ville Sainte.

Ce retour de Jérusalem, dans les éco-systèmes technologiques les plus riches est dû selon le journal économique à deux facteurs : Nir Barkat, un maire volontariste issu du monde start-up, et la présence d’institutions académiques de premier ordre.

Mais attention, prévient Itzik Ozer, directeur commercial de l’Autorité du développement de Jérusalem si « notre industrie high-tech ne s’ouvre pas davantage aux populations arabes et ultra­-orthodoxes, ainsi qu’aux habitants de la périphérie, elle ne maintiendra pas son rang ».