A huit jours des élections, alors que les deux principaux partis sont au coude à coude dans les sondages, le président Reuven Rivlin aurait déclaré dimanche qu’il appellera le Likud et l’Union sioniste à former un gouvernement d’unité nationale au cas où le résultat ne permettrait à aucun parti de former une coalition stable.

Il demanderait la création d’un gouvernement à deux partis pour ensuite favoriser la législation sur la réforme électorale, aurait déclaré Rivlin au groupe qui visitait sa résidence, pour corriger l’instabilité inhérente au système actuel où les plus grands partis doivent courtiser les plus petits partis ce qui créé des coalitions très bancales.

Selon Rivlin, d’après les informations de la Deuxième chaîne, si les partis ne parviennent pas à un accord concernant les questions sociales et politiques, alors une législation peut au moins être votée pour empêcher Israël de se “transformer en Italie” où les élections sont très fréquentes.

Le programme TV n’avait pas reçu de confirmation directe de l’information du bureau du président.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a répété qu’il ne siégera pas dans un gouvernement d’unité avec les chefs de l’Union sioniste Isaac Herzog et Tzipi Livni à cause de “profondes divergences idéologiques”, même si des sources anonymes du Likud ont indiqué le contraire.

Les sondages électoraux actuels montrent que l’Union Sioniste se rapproche du Likud de Netanyahu et les analystes prévoient une course serrée.

Après les élections, le président sélectionne le parti de son choix pour essayer de constituer une coalition, sur la base des recommandations des chefs des différents partis.

Rivlin a dit qu’il conférera le droit de former un gouvernement au leader le plus à même de former un gouvernement de coalition, et pas nécessairement à celui qui sera pourvu du plus grand nombre de sièges.

Même si le parti centriste Kadima de Tzipi Livni, a remporté 28 sièges aux élections de 2009, c’est bien Netanyahu, avec ses 27 sièges, qui est devenu Premier ministre, parce qu’il pouvait compter sur le soutien d’Yisrael Beitenu et d’autres partis d’extrême-droite.