En 2014, plus de 7 000 français de confession juive ont réalisé leur alyah et immigré en Israël.

Si pour beaucoup d’entre eux, franchir ce cap est avant tout une démarche personnelle, animée souvent par des raisons religieuses ou d’idéaux de vie, les attentats qui ont eu lieu ces derniers années, à Toulouse et à Bruxelles, sont également un motif déterminant dans la prise de décision.

Les événements tragiques de Vincennes sont autant de raisons qui pousseront de nombreux Français à partir s’installer en Israël en 2015.

En Corse, où la communauté compte une centaine de membres, l’alyah ne semble pas être dans les esprits, tout comme le sentiment d’insécurité, rapporte France 3-régions qui est allé à la rencontre des juifs de Corse.

« On vit en Corse, on est bien (…) Chacun pratique son culte personnellement, il n’y a pas besoin de l’étaler dans la rue. Si un jour je me sens en danger, (…) et j’espère que cela n’arrivera jamais, je partirais là-bas », confie Debora Bardini.

En réalité, peu de Corses ont choisi d’émigrer explique Daniel Bueno.

« Les derniers qui sont partis sont des retraités. Ils veulent y vivre pour retrouver leurs parents, leurs amis, mais ils n’avaient aucune raison de fuir. »

Même son de cloche au sein de l’association Corse-Israël qui s’attache à développer les relations entre l’île et Israël.

« Je pense qu’en Corse, ce sont des démarches plus ou moins individuelles. Il n’y a pas, pour l’instant, grâce à Dieu, de menaces qui visent la communauté juive », comme l’explique son président, Nicolas Antonelli.

L’immigration juive en Corse s’est étalée sur plus de mille ans.

Une forte assimilation s’est produite entre les insulaires et les nouveaux immigrants.

On raconte même que 25 % de la population vivant dans l’île de Beauté aurait de ce fait des origines juives.

Aujourd’hui, la communauté réside essentiellement dans la ville de Bastia.