Sa femme le trouvait bien foncé pour le fils de juifs ashkénazes rescapés de la Shoah. Alors Gil Grunbaum, écrit aux services d’adoption pour l’apaiser.

Puis « la nouvelle tombe : il est adopté, raconte France-Inter.

Un choc qui le tétanise. Il démissionne de son travail et, cinq mois durant, il reste chez lui sans savoir quoi faire.

« Puis j’ai décidé que j’allais chercher ma famille. C’était comme reconstituer un gigantesque puzzle, ça nous a pris trois ans. Rencontrer ma mère a été incroyable. il y avait tellement d’émotions. »

Il s’imagine alors avoir été abandonné. Mais il finit pas retrouver sa mère biologique qui lui raconte qu’on lui a dit, « après deux jours, que le bébé était mort. Ils sont rentrés à la maison, elle pleurait, et c’est tout. »

Alors que le public et les médias israéliens commencent tout juste à consulter des centaines de milliers de documents récemment diffusés dans le cadre de « l’Affaire des Enfants Yéménites », des premiers rapports sur les dossiers émanant des résultats d’une enquête gouvernementale en 2001 semblent bannir l’idée d’enlèvement des enfants sous le parrainage de l’état au cours des premières années d’Israël, comme l’ont affirmé de nombreuses familles yéménites.