Le géant pharmaceutique israélien Teva serait en pleine enquête interne en raison des allégations de corruption selon lesquelles la compagnie aurait corrompu des professionnels de la santé roumains pour qu’ils prescrivent ses médicaments.

Reuters a signalé jeudi qu’un porte-parole de Teva a confirmé qu’une enquête était en cours.

L’enquête a été lancée en 2015 après qu’un informateur anonyme a envoyé une série de courriels au PDG de Teva, accusant la compagnie de courtiser des médecins roumains – en payant les frais de conférences et de consultation, couvrant les frais de déplacement – en échange de leur recommandation pour un médicament de la parque Teva « à autant de patients que possible » , selon le courrier électronique envoyé à la société par l’informateur et qui a été examiné par Reuters.

Les courriels ont également été envoyés à la commission de vérification de Teva et au personnel du département de la conformité, selon le rapport.

Le médicament spécifique en question était le médicament contre la sclérose en plaques Copaxone, qui a généré 1,1 milliard de dollars de ventes pendant le dernier trimestre, a annoncé la compagnie Teva dans un document règlementaire le mois dernier selon Reuters.

Le conseiller a informé la société que les informations étaient également envoyées à la Securities and Exchange Commission (SEC) et au département de la Justice américaine.

Selon les documents déposés le mois dernier et cités par Reuters, Teva est en « discussions avancées » avec le département de la Justice et la SEC pour régler des allégations de corruption dans d’autres pays étrangers, y compris la Russie, l’Ukraine et le Mexique.

Teva a déclaré dans les documents qu’il avait mis de côté plus de 520 millions de dollars pour d’éventuelles sanctions, qu’elle a mis fin à des « relations d’affaires problématiques avec des tiers », qu’elle a révisé ses pratiques à l’étranger et que dans certains cas, s’est retirée de certains pays.

Teva est également l’une des sociétés pharmaceutiques produisant des médicaments génériques faisant l’objet d’une enquête des autorités américaines pour fixation des prix.

L’enquête couvre plus d’une dizaine de sociétés et environ deux dizaines de médicaments, a déclaré Bloomberg le mois dernier.

L’AFP a contribué à cet article.