Une enquête judiciaire a été ouverte en France pour identifier un homme qui s’est fait photographier en faisant le salut nazi devant le mémorial du camp de Drancy (banlieue parisienne), où furent détenus plus de 80 000 juifs entre mai 1941 et août 1944, a-t-on appris de source judiciaire vendredi.

Les faits remontentn à fin août, « devant le wagon » installé au cœur de ce mémorial, et sous l’œil des caméras de vidéosurveillance, a-t-on expliqué vendredi au cabinet du maire de Drancy.

« On a l’impression que c’est une famille en vacances. L’homme se fait photographier par ses enfants » et fait un salut nazi, a décrit cette source.

La ville a porté plainte et le parquet a ouvert une enquête, selon une source judiciaire.

La mairie a indiqué avoir transmis à la justice des extraits de la vidéosurveillance, révélant le numéro d’immatriculation du véhicule de l’auteur du salut nazi.

De son côté, le président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNCVA), Sammy Ghozlan, qui a lui aussi porté plainte, demande « que tout soit mis en œuvre pour identifier et interpeller rapidement l’auteur des faits ».

L’internement des juifs à Drancy a débuté le 20 août 1941 puis à partir de 1942, ce camp était devenu lieu de rassemblement pour la déportation de tous les juifs de France.

Il a joué un rôle majeur dans les persécutions antijuives perpétrées en France pendant la Seconde Guerre mondiale.

Jusqu’à deux ou trois convois étaient formés chaque semaine au camp de Drancy, transportant au total 65 000 personnes vers les camps d’extermination, principalement vers Auschwitz-Birkenau.

L’administration du camp a été confiée jusqu’à l’été 1943 à la préfecture de police française, avant d’être pris en main directement par les SS.