Le corps d’un homme juif originaire de l’implantation d’Elkana, en Cisjordanie, a été découvert mercredi, présentant des blessures à l’arme blanche, dans un entrepôt situé à proximité de la ville arabe israélienne de Kafr Qassem, à une demi-heure de route de son domicile.

La police soupçonne que le meurtre de Reuven Schmerling a eu lieu dans un commerce local, situé dans la zone industrielle de la ville. Le Shin Bet, le service de sécurité intérieur israélien, a indiqué qu’il avait ouvert une enquête.

Le mobile est encore peu clair mais le Shin Bet a annoncé qu’il était en train de vérifier l’éventuel caractère nationaliste de cet assassinat.

Selon les premières informations, Schmerling était le propriétaire d’une entreprise dans la ville, située à environ 25 kilomètres à l’est de Tel Aviv.

La police a initialement présumé qu’une querelle entre Schmerling et ses employés ait pu être à l’origine de l’incident, a annoncé la Dixième chaîne. Les forces de l’ordre ont ensuite indiqué qu’elles exploraient toutes les pistes, et qu’elles recherchaient des témoins qui se trouvaient dans le secteur au moment du meurtre de Schmerling.

Le conseil local d’Elkana, dans le nord-ouest de la Cisjordanie, a diffusé un communiqué dans la matinée identifiant ce père de quatre enfants. Il devait avoir 70 ans jeudi.

« Nous avons confirmé que cet homme israélien a été assassiné et les unités de la police recherchent actuellement des suspects qui ont pu se trouver dans la zone au moment de l’incident. Le corps présente des blessures à l’arme blanche », a indiqué un porte-parole de la police mercredi matin.

Les services d’urgence Magen David Adom ont expliqué que Schmerling avait été retrouvé inconscient et son pouls ne battait plus. Les personnels de secours ont prononcé son décès sur les lieux du drame.

Il y a eu plusieurs meurtres ces derniers mois à Kafr Qassem qui seraient d’origine criminelle, même s’ils sont restés irrésolus.

Les habitants de la ville ont critiqué l’échec de la police de réprimer le crime dans la ville.

Au mois de juin, le président Reuven Rivlin a rencontré le maire de la municipalité, Adel Badir, et le chef de la police israélienne Roni Alsheich à la résidence présidentielle de Jérusalem pour évoquer les moyens de restaurer le calme après la mort d’un habitant de 27 ans, Mohammed Taha, tué par un gardien de sécurité alors que des émeutiers attaquaient un commissariat de police local.

L’homme qui avait tiré sur Taha, dont le nom n’a pas été publié dans les médias, avait été interrogé par la police et relâché. La famille de Taha a pour sa part accusé de meurtre le gardien.