Le numéro deux de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), Saeb Erekat, a dit mercredi avoir « reçu un choc » devant le silence des Etats-Unis sur les nouvelles annonces israéliennes de construction dans les implantations, et a pressé l’administration Trump de clarifier sa position.

« J’ai reçu un choc quand on a interrogé le porte-parole de la Maison Blanche sur les colonies et que non seulement il n’a pas condamné ou dénoncé, mais il n’a rien dit », a déclaré Erekat à l’AFP.

Le gouvernement israélien a annoncé mardi la construction de 2 502 logements en Cisjordanie, la plus importante annonce du genre depuis des années. C’était la deuxième annonce israélienne depuis l’investiture de Donald Trump comme président des Etats-Unis.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ouvertement déclaré que la présidence Trump représentait une « chance formidable » après huit années de « pressions énormes » de la part de l’administration Obama qui critiquait régulièrement les annonces israéliennes de construction dans les implantations.

Sean Spicer, attaché de presse de la Maison Blanche, pendant la conférence de presse quotidienne de la Maison Blanche, le 23 janvier 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

Sean Spicer, attaché de presse de la Maison Blanche, pendant la conférence de presse quotidienne de la Maison Blanche, le 23 janvier 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

Mardi, le porte-parole de Trump, Sean Spicer, interrogé sur la relance de la construction, s’est contenté de dire qu’ « Israël continue d’être un allié très important des Etats-Unis ».

« Du coup, M. Netanyahu pense qu’il a les encouragements de l’administration américaine pour détruire la solution à deux Etats », a dit Erekat, secrétaire général de l’OLP, reconnue internationalement comme représentant l’ensemble des Palestiniens.

« Nous entendions les Américains dire qu’ils [les Israéliens] devaient cesser les activités de colonisation, que c’est un obstacle à la paix, que c’est illégal. Ne rien dire, est-ce que cela signifie que le président Trump encourage [ces] activités ? Nous avons besoin d’une réponse », a-t-il dit.

Netanyahu a répété mercredi devant la Knesset qu’Israël avait connu avec Barack Obama des années « pas faciles ». La première fois qu’il a rencontré Obama à Washington, « il m’a été dit : ‘not a brick’ [pas une brique de construction], y compris à Jérusalem ».

« Nous sortons de cette époque, nous avons décidé d’une nouvelle étape et il y en aura d’autres », a poursuivi le Premier ministre.