Le négociateur en chef palestinien Saëb Erekat a présenté mardi les élections parlementaires anticipées en Israël comme un moment clé où les Israéliens pourront choisir d’être les partenaires des Palestiniens ou « les occupants de leurs terres ».

Saëb Erekat a refusé d’exprimer une préférence pour tel ou tel candidat ou parti aux élections anticipées prévues le 17 mars en Israël.

Mais, a-t-il dit à la presse à Bethléem, en Cisjordanie, 2015 est « une année où ils (les Israéliens) auront un choix à faire, celui de savoir s’ils veulent être les partenaires ou les occupants ».

« J’espère que les Israéliens choisiront une fois pour toutes et qu’ils accepteront de vivre avec les Palestiniens pour voisins », a-t-il dit, à un moment où les perspectives de résolution du conflit israélo-palestinien ont rarement paru plus sombres.

La dernière initiative en date, menée par le secrétaire d’Etat américain John Kerry, s’est soldée par un échec au printemps.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’accusent mutuellement de ne pas être des partenaires pour la paix. Netanyahu vient de limoger ses ministres centristes et a provoqué des législatives anticipées à l’issue incertaine.

La direction palestinienne poursuit, elle, ses efforts pour « internationaliser (sa) cause » (selon les mots de M. Erakat): l’indépendance palestinienne.

Erekat a dit espérer avant Noël un vote du conseil de sécurité de l’ONU sur une résolution en cours de préparation. Pour lui et la direction palestinienne cette résolution doit préserver une solution à deux Etats palestinien et israélien coexistant sur les lignes antérieures à 1967, et fixer un calendrier au retrait israélien. Elle risque un veto américain.

« Si les Américains, ou d’autres, se servent de leur veto, le jour même le président Abbas signera 22 conventions » internationales, y compris l’adhésion de la Palestine à la Cour pénale internationale, a prévenu Erekat.

La direction palestinienne a par ailleurs officiellement demandé au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon d’étudier la légalité d’un « régime spécial de protection internationale pour les Palestiniens », a dit Erekat, en citant les précédents du Kovoso ou du Timor oriental.