Le négociateur en chef palestinien Saeb Erekat a démenti jeudi soir les informations véhiculées par la presse selon lesquelles Israël et l’Autorité palestinienne étaient sur le point de finaliser un accord qui permettrait la prolongation des pourparlers au-delà de leur date butoir du 29 avril.

« Les rapports mentionnant tout progrès sont erronés », a déclaré Erekat dans une interview accordée au journal palestinien Al-Ayyam.
« Le fossé reste très large. »

La Deuxième chaîne a rapporté jeudi, sur la base d’une source à Washington, qu’Israël et les Palestiniens étaient proches de la finalisation d’un accord qui verrait les pourparlers de paix se prolonger de neuf mois.

La Deuxième chaîne de télévision israélienne, citant « des sources à Washington », a rapporté jeudi soir qu’un accord serait en passe d’être conclu.

« Selon ces sources, l’accord mentionnera à nouveau la libération de prisonniers palestiniens, y compris des Arabes israéliens, en échange de la libération de l’espion juif américain Jonathan Pollard », a précisé la chaîne.

Une information démentie par un haut responsable israélien, qui a déclaré jeudi soir au Times of Israel que ces rapports sur l’imminence d’un accord étaient sans fondement.

Jeudi en fin d’après-midi, Erekat a rencontré son homologue israélien, la ministre de la Justice, Tzipi Livni, et l’émissaire américain Martin Indyk pour discuter de la prolongation des pourparlers. Étaient également présents, le représentant personnel de Netanyahu Yitzhak Molcho et le chef du renseignement palestinien Majed Farah, a affirmé à l’AFP une source palestinienne proche des discussions, sous couvert d’anonymat.

Selon des sources proches du dossier, les termes de cet accord seraient similaires à la proposition antérieure : Israël accepterait de libérer le quatrième et dernier contingent de prisonniers palestiniens, y compris des Arabes israéliens.

En contrepartie, les États-Unis accorderaient la grâce à l’espion israélo-américain Jonathan Pollard.

Selon le reportage de la Deuxième chaine, la libération des Arabes israéliens condamnés pour terrorisme dépendait de la libération de Pollard.