Le Parlement français se prononcera le 2 décembre sur la reconnaissance d’un Etat palestinien en votant pour ou contre une proposition de résolution des députés du Parti socialiste au pouvoir à l’Assemblée.

Ce vote, non contraignant mais très symbolique après celui du Parlement britannique le mois dernier et du Congrès des députés (chambre basse) en Espagne mardi, interviendra avant un autre vote prévu au Sénat français le 11 décembre.

La proposition « invite le gouvernement français à reconnaître l’État de Palestine en vue d’obtenir un règlement définitif du conflit ».

Le texte sera débattu le 28 novembre par les députés en commission, mais le vote n’interviendra que le 2 décembre.

Il « affirme l’urgente nécessité d’aboutir à un règlement définitif du conflit permettant l’établissement d’un État démocratique et souverain de Palestine, vivant en paix et en sécurité avec Israël, sur la base des lignes de 1967, avec Jérusalem pour capitale de ces deux États, et fondé sur une reconnaissance mutuelle ».

Il juge « que la solution des deux États, promue avec constance par la France et l’Union européenne, suppose la reconnaissance de l’État de Palestine aux côtés de celui d’Israël ».

Toute la gauche devrait voter ce texte, à l’exception peut-être d’une poignée de députés proches d’Israël.

A droite, l’UMP « envisage de ne pas participer au vote », selon son chef de file Christian Jacob.

Quelque 134 pays dans le monde ont reconnu la Palestine, selon l’Autorité palestinienne, mais, au sein de l’Union européenne, aucun des pays susceptibles de peser sur le dossier n’a franchi le pas.

La Suède a été le premier grand pays de l’Europe de l’Ouest à reconnaître l’Etat palestinien fin octobre, provoquant la colère d’Israël qui a rappelé son ambassadeur à Stockholm.