WASHINGTON – Alors que les tirs de roquettes pleuvent sur tout Israël, le Département d’Etat américain a appelé les deux parties à « agir de façon responsable », tout en condamnant le « ciblage délibéré de civils par des organisations terroristes dans la bande de Gaza ».

« Nous condamnons fermement les tirs de roquettes continus sur Israël et le ciblage délibéré des civils par les organisations terroristes dans la bande de Gaza », a déclaré la porte-parole du département d’Etat Jen Psaki dans une conférence de presse mardi.

« Aucun pays ne peut accepter les tirs de roquettes contre des civils, et nous appuyons bien sûr le droit d’Israël à se défendre contre ces attaques ».

Le Secrétaire d’Etat John Kerry et les « équipes sur le terrain » du Département d’Etat, ont réitéré aux membres des « deux côtés… la nécessité de désamorcer les tensions sur le terrain ». Psaki cite les appels du Premier ministre Benjamin Netanyahu ce week-end exhortant les gens à agir de manière responsable.

Le Département d’Etat a toutefois déclaré à plusieurs reprises au cours des dernières semaines qu’il ne tenait pas le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas comme directement responsable des tirs de roquettes terroristes venant de Gaza.

Mardi, Psaki a rappelé qu’Abbas était « limité » avec Gaza, étant donné que le Hamas contrôlait le territoire côtier. Un jour plus tôt, elle avait déclaré aux journalistes que « nous ne croyons pas que le Hamas joue un rôle » dans le gouvernement d’unité palestinien actuel.

Le gouvernement technocratique a été formé au printemps quand le Fatah et le Hamas ont convenu d’un cabinet qui aurait l’appui du Hamas mais n’inclurait pas ses membres.

« Il est difficile de voir comment les autres aspects du processus de réconciliation peuvent aller de l’avant dans ce climat actuel », a déclaré Psaki lundi.

Lorsque le gouvernement Fatah-Hamas a été formé, un certain nombre de membres du Congrès – et de politiciens israéliens – ont déclaré que les États-Unis devraient suspendre leur financement pour l’Autorité palestinienne en vertu d’une loi de 2006 qui interdit le financement du Hamas à moins qu’il ne renonce totalement à la violence.

L’administration, cependant, a affirmé à plusieurs reprises qu’elle gardera un œil attentif sur ce gouvernement afin qu’il respecte les principes énoncés par le Quartet – reconnaissance de l’Etat d’Israël, dans le respect de tous les accords diplomatiques antérieurs, et renoncement à la violence comme moyen d’atteindre des objectifs.