Washington – Les Etats-Unis et Israël ont mis en place un groupe de travail ayant pour but d’aider Israël à rejoindre un programme visant à faciliter l’attribution des visas.

« C’est l’objectif aussi bien des Etats-Unis que d’Israël, et cela simplifierait les allers et venues pour les citoyens des deux pays, » affirme Julia Frifield, l’assistante du secrétaire d’Etat des affaires législatives, dans une lettre envoyée jeudi à la représentante Nita Lowey.

Le Département de Sécurité nationale fait également partie du groupe de travail, rapporte Frifiel.

Cette lettre a été le premier indice selon lequel le gouvernement américain alloue des ressources afin d’aider Israël à entrer dans ce programme qui permet des voyages sans visas planifiés à l’avance.

Deux obstacles majeurs compromettent l’adhésion d’Israël à ce programme : les allégations d’officiels américains disant qu’Israël discrimine les ressortissants américains arabes et musulmans, ainsi que la prolifération de jeunes Israéliens qui voyagent à travers les Etats-Unis et y travaillent de façon illégale.

Le taux maximum de rejet de demandes de visas requis afin de pouvoir entrer dans le programme est de 3 %, et Israël est à 9,7 %, un pic comparativement au 6 % en moyenne ces dernières années.

La lettre de Frifield à Lowey expose des mesures qui viseraient à apaiser les inquiétudes liées aux suspicions de recherche d’emploi illégal sans aborder la problématique de discrimination, alors que le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jen Psaki, l’évoquait le mois dernier, affirmant que c’était un problème essentiel.

Parmi les mesures présentées par Frifield dans sa lettre, se trouve un examen des pratiques des voyageurs israéliens âgés de 21 à 26 ans, davantage d’information au sujet de la meilleure façon d’obtenir des visas pour de tels voyages et d’étendre les programmes d’échange culturel pour les jeunes Israéliens.

D’apres Frifield, le ministère des Affaires étrangères a revu le taux de refus d’obtention de visas pour les Israéliens âgés de 21 à 26 ans et a constaté qu’il a doublé de 16 à 32 % en 2013. La raison principale de cette hausse est due au fait que les jeunes Israéliens cherchent à travailler illégalement selon elle.

« Nous savons que malgré un taux de deux tiers d’approbation, la hausse des refus a mené à une perception erronée de la part de jeunes Israéliens qui pensent ne pas être les bienvenus aux Etats-Unis. Ce n’est pas le cas, Israël est un de nos amis et alliés les plus proches. »

Lowey, qui a demandé un réexamen du haut taux de rejet de visas pour les jeunes Israéliens avec l’appui d’autres législateurs, a loué les mesures énoncées par Frifield.

« Je suis heureuse que l’ambassade de Tel Aviv et le ministère des Affaires étrangères entreprennent un examen complet des politiques liées à l’obtention de visas et s’engagent à les faciliter, » dit-elle dans un communiqué.