L’ambassadeur américain en Israël, Dan Shapiro, a assuré vendredi que l’accord-cadre en cours de de négociations par le secrétaire d’État américain, John Kerry, inclura la reconnaissance par les Palestiniens d’Israël comme « l’État-nation du peuple juif. »

L’insistance du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas reconnaisse la judéité d’Israël a été un point essentiel  des négociations. Les Palestiniens ont jusqu’à présent refusé par peur de renoncer au « droit au retour » des réfugiés palestiniens et de leur descendants.

« Il est trop tôt pour savoir quels compromis et concessions les deux parties feront, » a déclaré Shapiro à Israel Radio vendredi matin. « Mais nous croyons… qu’Israël mérite la reconnaissance en tant qu’État juif. Ça a toujours été la politique des États-Unis – qu’Israël soit un État juif et doit rester un État juif. Cela sera un des éléments de l’accord-cadre sur lequel nous travaillons. »

Les dirigeants palestiniens ont clairement fait opposition à la demande cette semaine, en insistant que l’insertion du facteur juif par Israël, était en train de marquer une ligne rouge qui pourrait mettre fin aux négociations.

Shapiro était confiant sur le fait que lors d’un accord de statut final, les Palestiniens – et le reste du monde arabe – devrait accepter qu’Israël est un État juif et le restera.

« Je présume que selon l’accord que nous préparons en ce moment – nous nous assurerons de la reconnaissance d’Israël comme un État juif, comme la nation du peuple juif, » a-t-il annoncé.

« Et, en fin de compte, nous devons savoir que ceci représente la fin du conflit, et c’est un des moyens de vérifier… que tout le monde dans la région et tous les voisins [d’Israël] accepteront qu’il y a ici un État-nation du peuple juif, sur la terre natale des juifs. »

Shapiro faisait indirectement référence au fait qu’en reconnaissant Israël comme Etat juif sous un accord de paix permanent, les Palestiniens abandonneront toute demande de droit du retour.

Lors d’un discours fait devant des étudiants israéliens dimanche, Abbas a laissé la question de la reconnaissance ouverte, disant que l’AP pourrait accepter un tel acte s’il était initié par les Nations Unies.

Jeudi, Shapiro n’a pas voulu faire de commentaires sur la possibilité d’une décision de l’ONU de ratifier le caractère juif d’Israël, affirmant plutôt qu’il existe une multitude d’options et qu’il en est aux deux parties d’atteindre un compromis.