On sait la popularité des sondages en baisse depuis plusieurs élections dans lesquelles des outsiders ont fini par remporter la mise : Donald Trump aux Etats-Unis, François FIllon à la primaire de la droite… Et s’il ne faut pas se fier à ces études de manière aveugle, elles peuvent cependant donner une certaine image d’une situation à un moment précis.

Ainsi, selon l’étude commandée par la nouvelle association Dialogia, dirigée par Shmuel Trigano, dont le Yedioth a publié les bonnes feuilles, les Israéliens originaires de France souffriraient d’une représentation plutôt négative dans la société israélienne.

80 % des Israéliens penseraient que leur arrivée est due à l’antisémitisme et non à « un choix libre ». Pour 22 % d’entre eux, les olim français seraient des « insolents » et des « braillards ». Le premier mot auxquels 21 % des sondés associent les francophones est « riche ». Et 11 % seulement à « baguettes » et « croissant ».

Pour un Israélien sur 10, les olim français ont immigré par sionisme, et 41 % les définissent comme « religieux » et « de droite ».

Moins de la moitié des sondés incriminent les « Français » de la hausse des prix de l’immobilier (44 %).

Chiffre intéressant et plutôt flatteur, 58 % des sondés pensent que l’alyah de France va renforcer la culture intellectuelle israélienne. Une tâche sur laquelle veut se concentrer la nouvelle association francophone Dialogia à partir du 18 janvier.

Ce sondage a été réalisé par le centre Rochink auprès d’un échantillon de 517 personnes âgées de 18 à 65 ans habitant Israël depuis au moins 10 ans.