NEW YORK – Un an après que Facebook s’est engagé à éradiquer la publicité discriminatoire, les propriétaires de biens immobiliers peuvent toujours faire en sorte que des ethnies spécifiques, des minorités et d’autres catégories de personnes n’aient pas accès à leurs annonces de location sur le réseau social.

Le site d’information ProPublica a acheté des dizaines d’encarts publicitaires pour la location d’appartements la semaine dernière et n’a eu aucun mal à spécifier que les Juifs, les Afro-Américains, les hispanophones et beaucoup d’autres groupes de personnes n’aient pas accès à ces annonces, a rapporté mardi le site.

Une annonce excluait les utilisateurs de Facebook qui avaient comme « centre d’intérêt » le « judaïsme », le « judaïsme hassidique », le « judaïsme orthodoxe » et le « judaïsme réformé ».

« Il s’agit d’un échec du système et nous sommes désolés de ne pas avoir tenu nos engagements », a déclaré Ami Vora, vice-président de la gestion de produit chez Facebook, dans un communiqué adressé à ProPublica.

« Les encarts publicitaires pour la location d’appartements, achetées par ProPublica auraient dû être automatiquement soumis au processus de révision et de confirmation que nous avons mis en place, mais en raison d’une défaillance technique, cela ne s’est pas fait. »

En vertu du Fair Housing Act (loi américaine sur le logement équitable), il est illégal de publier des annonces de logements qui indiquent « une préférence, une limitation ou une discrimination basée sur la race, la couleur, la religion, le sexe, le handicap, le statut familial ou la nationalité d’origine ».

En septembre, ProPublica avait signalé que les acheteurs d’annonces sur Facebook pouvaient cibler ceux « qui haïssent les Juifs » et d’autres catégories de personnes antisémites. Facebook a déclaré qu’il embaucherait des milliers d’employés supplémentaires pour améliorer son contrôle anti-discrimination.