Des alarmes ont résonné dans deux villes israéliennes à la frontière de Gaza dimanche matin, brisant plusieurs semaines de calme et précipitant les résidents de nouveau dans les abris.

Malgré la peur, l’armée israélienne a annoncé qu’il s’agissait d’une « fausse » alerte, due à un test de tirs de missiles dans la bande de Gaza, selon la Dixième chaîne.

Les alarmes ont résonné à Nirim, Kisufim et Ein Hashlosha, villes situées dans la région d’Eshkol, en bordure du centre de la bande.

Selon les premiers rapports médiatiques, les résidents de la région n’ont entendu aucune explosion.

La zone est paisible depuis fin août, lorsqu’Israël et le Hamas ont mis fin à une guerre de 50 jours. Hormis quelques cas de fausses alarmes ces dernières semaines, le calme précaire dans la région a globalement été respecté.
Mi-septembre, un mortier a été tiré sur Israël depuis Gaza, sans faire de blessés ni causer de dommages.

Le Hamas, qui contrôle la bande, a nié toute responsabilité et assuré qu’il avait arrêté les auteurs du tir.

Israël et un certain nombre de factions de Gaza doivent tenir des pourparlers de cessez-le-feu indirects au Caire plus tard ce mois-ci.

Les négociations devraient inclure des discussions sur un calme illimité en échange d’un assouplissement du blocus israélien sur Gaza.

L’alarme a résonné au lendemain de Yom Kippour, le jour le plus solennel de l’année pour les Juifs, tandis que les Gazaouis célèbrent l’Aïd al-Adha, une des plus importantes fêtes du calendrier musulman.

La simultanéité des deux fêtes avait suscité des tensions.

Les forces de sécurité israéliennes ont renforcé leurs patrouilles et imposé un blocus sur la Cisjordanie et Gaza vendredi et samedi, mais aucun incident n’a été signalé.