La mairie de Jérusalem a donné son feu vert définitif à la construction de 566 logements dans trois quartiers de Jérusalem Est, deux jours après l’entrée en fonction du président américain Donald Trump, a annoncé un conseiller municipal.

Les permis de construire de ces logements avaient été gelés à la fin décembre à la demande du Premier ministre Benjamin Netanyahu en attendant l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, a précisé à l’AFP Meïr Turjeman, président du Comité de construction et planification de Jérusalem.

Ces logements seront construits dans les quartiers de Pisgat Zeev, Ramot et Ramat Shlomo, a indiqué Turjeman.

Selon lui, « les règles du jeu ont changé avec l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. Nous n’avons plus les mains liées comme du temps de Barack Obama, désormais nous pouvons enfin construire. »

« Ces 566 logement ne sont qu’un coup d’envoi. Nous avons des plans pour la construction de 11 000 logements qui attendent les autorisations » à Jérusalem Est, a-t-il ajouté.

Le maire de Jérusalem, Nir Barkat, au sommet du musée de la Tour de David, le 14 avril 2015 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le maire de Jérusalem, Nir Barkat, au sommet du musée de la Tour de David, le 14 avril 2015 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Nir Barkat, le maire de Jérusalem, a salué l’approbation des permis de construire tout en critiquant Obama, déclarant que « j’espère qu’une ère a pris fin. A présent, nous continuerons à construire et à développer Jérusalem pour le bénéfice des habitants [de la ville] », a-t-il déclaré au site d’information Walla.

Un porte-parole du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a affirmé que la décision violait la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée en décembre, ce qui, selon lui, « souligne l’illégalité des colonies israéliennes ».

« Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre des mesures urgentes sur la base de la résolution 2334, pour mettre fin à la politique extrémiste du gouvernement israélien qui détruit la solution à deux >Etats », a déclaré Nabil Abu Rudeineh dans un communiqué.

Les permis de construire des logements autorisés dimanche avaient été gelés à la fin décembre à la demande du Premier ministre Benjamin Netanyahu en attendant l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche

Le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à New York, le 25 septembre 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Le candidat républicain à l’élection présidentielle américaine Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à New York, le 25 septembre 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Netanyahu s’est chaudement félicité de l’arrivée au pouvoir de Donald Trump après avoir entretenu des relations tendues avec Barack Obama, critique sur la question des implantations, présentées comme un des obstacles à la reprise des négociations avec les Palestiniens gelées depuis plus de deux ans.

La tension avec Obama avait atteint son paroxysme lorsque le 23 décembre lorsque pour la première fois depuis 1979 les Etats-Unis n’ont pas mis leur veto à une résolution de l’ONU condamnant les implantations israéliennes.

Quelque 430 000 Israéliens vivent actuellement en Cisjordanie, dont plus de 200 000 à Jérusalem Est, dont le régime palestinien veut faire sa capitale.