Israël a donné mardi son feu vert à la vente de deux champs gaziers, dont les réserves sont estimées à 60 milliards de m3, à la compagnie grecque Energean, a annoncé le ministre de l’Energie Yuval Steinitz.

L’exploitation de ces deux champs, baptisés Karish et Tanin, avait été attribuée dans un premier temps à un consortium formé par la compagnie américaine Noble Energy et le groupe israélien Delek, qui contrôle déjà deux autres champs beaucoup plus importants.

« Nous avons décidé de mettre fin à cette situation de monopole », a affirmé Steinitz à la radio publique pour expliquer la cession des droits sur Karish et Tanin.

Energean avait accepté en août de payer 150 millions de dollars pour les deux champs gaziers à Noble Energy et Delek.

Selon Steinitz, la production totale de gaz des quatre champs découverts en Méditerranée devrait rapporter 350 milliards de shekels (87,5 milliards d’euros), « soit davantage que toute l’aide accordée au fil des années par les Etats-Unis à Israël ».

Le ministre a également indiqué que des projets de construction de gazoducs en Méditerranée vers l’Egypte, la Turquie et l’Italie « avancent » sans donner d’autres précisions.

A la mi-novembre, Israël avait lancé des appels d’offres pour l’exploration de 24 autres champs gaziers et pétroliers en Méditerranée pour la première fois depuis quatre ans.

L’ensemble de ces réserves gazières ont fait entrevoir l’indépendance énergétique à un pays fortement dépendant de l’étranger en la matière et lui ont aussi ouvert la perspective d’exporter son énergie notamment vers l’Europe, voire de nouer de nouveaux liens stratégiques dans la région.