L’exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine, représentative du peuple palestinien, s’est donné deux semaines pour élaborer les modalités mettant fin à la coopération sécuritaire avec Israël, a indiqué jeudi l’un de ses membres, Saëb Erekat.

La fin de cette coopération, décidée le 5 mars, est une mesure potentiellement explosive, redoutée par la communauté internationale tant elle comporte d’inconnues. C’est aussi un acte supplémentaire de la confrontation diplomatique, politique et judiciaire engagée par la direction palestinienne avec Israël.

Le comité exécutif de l’OLP, qui s’est réuni jeudi après-midi à Ramallah, « a deux semaines pour soumettre les mécanismes de fin de la coordination sécuritaire », a dit Erekat à la presse à Jérusalem.

Instaurée par les accords d’Oslo conclus en 1993 entre Israël et l’OLP, la coopération secrète mais intense et étendue entre forces de sécurité palestiniennes et israéliennes en Cisjordanie passe pour avoir permis de déjouer des dizaines d’attentats anti-israéliens.

L’Autorité palestinienne y trouverait aussi son compte avec le maintien de la stabilité.